Morg, Magg.t c. xi» st
Celte fois le bon monarque perd patience. Renaud est banni. Le voilà courant les champs en proscrit, en ot/^/at(; avec aussi peu de scrupules en son nouveau mode de vie que bien des barons en éprouvèrent réellement au Moyen-Âge. Â son cousin Âstolphe qui l'est venu trouver : « Or çà, cher cousin, dit-il,
Il faut vivre et prendre vengeance.
Piller un peu tout le pays,
Du malandrin suivre Tusance ^ !
Il ne respectera rien, non plus que ces chevaliers trop souvent déchaînés de leur lien de prud'homie, et qui passaient brusquement des pratiques de la plus naïve superstition aux blasphèmes et aux attentats de l'impiété la plus brutale. « — S'ils trouvent saint Pierre en che- » min, qull soit dévalisé et passé au fil de l'épée^! »
Ce n'est pas tout :
Se vi passassi con sua compagnia Sauf Orsola coir Âgnol Gabriello^ Gh' annunziô li^Vergine Maria^ Che sia spogliato, e toltogli il mantello ^^
D'ailleurs ce Renaud est un assez bon compagnon. Quand il a tiré Astolphe des mains de Gan, qui allait le pendre avec la permission de Charlemagne, au pouvoir duquel il était tombé, le paladin, maître de Paris et de
i. Morg. Magg,f c. xi, st. 19.
2; Morg. Magg., c. xi, st. 20.