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468 « LES MËDIGIS.
la vie de l'empereur, fait gr&ce. Roland plaide pour son oncle. Malgré leurs révoltes, les éclats de leur fougue sanguine etleur turbulence d'enfant robuste et enivré de sa force, ces preux, comme leurs pareils au Moyen-Âge, s'inclinent devant l'oint du ciel, l'élu de la sainte Église. Car ils respectent au fond « la bonne race que Dieu aime et à gui l'étendard céleste fut remis. Us redoutent, en l'outrageant, d'offenser le bon Jésus*. »
Quand Renaud eut ouï ces paroles de Roland, < une grande pitié s'alluma dans son cœur. Et il dit au neveu de Charles : Ce que tu m'as reproché me pèse et me griève fort* ». Etl'on ramène en sa cour le grand empereur, on le rasseoit sur son trône ^ Âstolphe lui demande grâce, et il demande grâce à Astolphe *.
Mais, avec le faible monarque, c'est toujours à recommencer. Quelques griefs qu'il articule contre Renaud, Ganelon est cru par Charles sur parole. Renaud, traité de nouveau en ennemi, par suite de ses faux rapports, n'a plus aucun ménagement. Il s'empare de Paris dont il est proclamé roi parles habitants, cependantque Roland, qui n'avait pas voulu se prêter aux injustices de son oncle, s'est retiré en Perse. Il en défend le monarque contre le grand Soudan et le géant Marcovald.
Roland tue celui-ci, mais après l'avoir converti et
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