Morg, Magg,, c. xi, st
baptisé, selon le mode habituel gui ne fut jamailS plus naïvement appliqué.
Le bras du preux pèse d'un poids irrésistible sur la conviction du géant blessé à mort.
€ Je me rends^ dit-il, c'est mon devoir; je vois bien que toute espérance en Mahom est vaine. Par grâce (non que je le mérite), dis-moi, chevalier, si tu es de la loi chrétienne, puisque tu m'as ainsi mené à la mort, si bien que je ne trouvai jamais un païen aussi vigoureux.
» Roland dit : Puisque tu m'en requiers par grftce^ j'userai de ma courtoisie. Je suis Roland, et celui que tu vois est mon écuyer qui me tient compagnie. Tu es mort et damné si tu ne crois vite à celui qui naquit de la Vierge. Sois baptisé au nom de Jésus^ crois à l'Évangile afin que ton âme aille au ciel.
> Mahomet t'attend dans l'enfer avec les autres insensés qui vont droit vers lui. Là, tu brûleras dans le feu éternel, en bas dans les abîmes douloureux et sombres. Le païen dit : Loués à jamais soient Jésus-Christ et tous ses saints. Je veux sans hésiter être baptisé et me faire, Roland, chrétien par ta main.
1» Et je rends grâces à Dieu de mourir de la main de l'homme le plus fameux qui soit au monde. Si je m'en plaignais^ j'aurais tort assurément. Baptise-moi, par Dieu, Baron fortuné, car je se-ns au cœur déjà tant de confort qu'il me semble que je suis purifié de tout péché. Roland au fleuve couçut aussitôt^ ôta son casque, puis l'emplît d'eau.
1 Et baptisa Marcovald dévotement^ et, quand il fut mort, il entendit un chant et vit apparoir visiblement des anges qui portèrent son âme au royaume sainte.. >
Plus loin un autre personnage se livre à des effusions mystiques. Il vient d'entendre l'hymne des anges