Morg,fMagg., c. xiii
Ed accostossi ov' era alcun Barone, Poi cominciô questa degna orazione.
Quel vero Dio, che fece prima Adamo, Poi pel peccato suo voile morire, Perché allô 'nferno dannati savamo, E non si pu6 con ragion contraddire ; (Benchè alcun Saracin mi fe* rîchiamo Del vostro Re) qui m'ha fatto venire, Per liberar non sol le figlie voStre, Ma perché a gire a lui la via vi mostre*.
Ainsi, ce n'est pas seulement pour délivrer ce peuple que le Ciel a suscité notre preux, mais pour lui montrer la voie du salut. Du reste, cette démonstration est aisée au point de vue doctrinal. Comme d'habitude, les objections que le mahométisme pourrait opposer à la foi chrétienne ne tiennent pas devant l'argument décisif de la force, associée cette fois à la cause de la justice et de l'humanité, que l'épée de Renaud fait triompher.
« Cette voie, ajoute-t-il, vous Tavez certainement perdue pendant longtemps, et, depuis, vous connaîtrez la fausseté et la scélératesse de Mahom ; mais mon Jésus, benoît et juste Dieu, comme il est plein de grâce et saint et pieux ; il me mande vous éclairer et vous donner le signe qu'il vous attend à la fin dans son royaume éternel^. »
Et la conclusion obligée :
. . . tomate tutti al cristianesimo,
Che non si puô in ciel ir sanza battesimo ^.