Rabelais, Pantagruel Hv. T, chap. xvi
Margutte est de cette noble lignée des Panurge et des Sbrigani, « le héros de notre sîède pour les exploits > dont il s'agit ; un homme qui vingt fois en sa vie, pour » servir ses amis, a généreusement affronté les galères; » qui, au péril de ses bras et de ses épaules, sait mettre » noblement à fin les aventures les plus difficiles, et » qui, tel que vous le voyez, est exilé de son p^ys pour » je ne sais combien d'actions honorables quMl a gêné- » reusement entreprises ^ »
L'éloge de Nérine s'appliquerait de tout point à Margutte. te II n'a besoin ni de crochets, ni d'échelles pour parvenir là oîi on atteint avec la main... Mais le Pape lui a déjà fait porter la mitre... qu'on met aux voleurs... Des tarièresi, trépans, limes sourdes, barroirs, monseigneurs, rossignols, échelles de bois ou de corde, leviers, chaussons de feutre pour marcher sans bruit, lanternes sourdes, il joue supérieurement *. »
« Croix, calices, crucifix, lui sont très chers. — Et il va dépouillant les Vierges et les Saints ^. »
Ravageur de poulaillers» ignorant le tien et le mien, Margutte professe le communisme le plus radical.
... lo non istô a guardar piû tuo che mio^ * Perch' ogni cosa al principio è di Dio*.