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Morg, Alagg.y c. xviii, st

486 LES MÊDIGIS.

€ Voleur de grand chemin avant d'être filou, il aurait pour un quattrino dépouillé le saint le plus fameux, s'il y a des saints dans le ciel (I)^ »

« Restent les vertus théologales : ^Falsifier les écrits, les livres, en changeant le titre, la couverture, le nom de l'auteur I... Parjures et faux serments lui glissent de la bouche comme des figues... Il va par le monde, le chapeau sur les yeux, net et pur comme gale, et, comme la limace, laisse partout où il passe sa trace de bave, changeant d'amis, de foi et de loi, vaurien accompli avant de naître ^. »

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Tel qu'il soit, le coquin agrée àMorgante.

« Garde-toi, lui dit-il, de trahison, car je veux que tu croies en ce battant de cloche que je porte^ puisque tu ne crois pas à Dieu dans le ciel. Je sais dompter les bétes au travail. Pour le reste gouverne-toi à ta guise, — avec les saints à TÉglise, avec les goinfres au cabaret '. t>

Et les deux ribauds de mener joyeuse vie aux dépens du pauvre monde ! Margutte abonde en inventions pour vivre aux auberges sans payer l'écot. Morgante l'admire en disciple, parodiant à sa louange le vers de Dante en l'honneur d' Aristote au quatrième chant de V Enfer :

Vidi il maestro di color che sanno.

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