‹ Les MédicisChapitre 211 sur 262 · Morg. Magg., c. xviii, st · texte numérisé non relu

Morg. Magg., c. xviii, st

« Tu es le maître de ceux qui savent, » s*exclame-t-îl, s'adressant au géant son compagnon :

Tu se' il maestro di color che sanno^

Les ripailles des deux amis, et particulièrement les dégoûtantes (Trgies de Margutte, exercent la Muse de Pulcî, réaliste et un peu poissarde :

Margutte se passait dans la bouche une plume

Pour se faire vomir, quand le sac était plein ;

Le remplissait encore et le vidait soudain ;

Et, quand il était las, il sortait une écume

De son nez. Il clouait son chef à l'oreiller,

Plus saoul qu'un Jeudi-gras qu'on passe à ripailler.

Comme il puait le vin, le porc I Comme il s'humecte !

Quels flots il engloutit en son vaste abdomen I. ..

Puis, gonflé par le poids des torrents qu'il s'injecte.

Comme douze cathos^ il jette à pleine main

Les fangeuses gaités d'une parole infecte...

Il recolle au baril la bouche, et va son train...

Et ce sont des boisseaux d'injures éhontées...

Tant que trois feraient bien au moins sept charretées ^

Mais la morale est vengée bientôt, e( par un quadrumane.

Nec deus intersit...

Margutte s'est endormi dans une forêt. Pendant son sommeil, Morgante lui ôte ses bottes. Quand il. se ré-

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