‹ Les MédicisChapitre 217 sur 262 · Morg. Magg., c. xxv, st · texte numérisé non relu

Morg. Magg., c. xxv, st

Cet Ange n'est autre que son ami Ange Politien. Â notre poète embarrassé pour réunir dans le dénoûment du Morgànte ses principaux personnages, Térudité de la pléiade florentine cita fort à propos l'autorité d'un troubadour. Il s'agit d'Arnaud que Dante rencontre au Purgatoire et qu'il fait parler dans son provençal :

• leu sui Ai^nault, que plor e vai chantan ; Consiros vei la passada folor, E veijauzen lo joi qu*esper denan*.

Pulcî poursuit fort plaisamment, dans la manière illustrée depuis par YArioste :

c Je sais que j'ai besoin d'aller droit, — pour ne pas mêler ici une fausseté^ — car ceci n'est pas une histoire de mensonge^

— puisque, si je sors d'ua seul pas hors de la voie, — l'un criaille, l'autre blâme, un troisième gronde, — chacun puis m'étourdit à me rendre fou, — si bien que j'ai choisi la vie solitaire, — caria tourbe de ces fous est infinie.

» Mon académie, le plus souvent, ou mon gymnase — est dans mes bosquets; — là, je puis voir 1* Afrique et l'Asie; — les nymphes y viennent avec leurs corbeilles, — et me portent des narcisses ou des colocasia : — ainsi fuis-je mille dégoûts urbains ;

— c'est ainsi que je ne me rends plus à vos Aréopages, — gent toujours avide de médii^e'^. »

Évoqué par Maugis, le démon Astaroth apprend à cet enchanteur que Renaud est en Egypte avec Richardet.

1. « Je suis Arnault qui pleure et vais chantant; — je vois, chagrin, la folie passée, — et vois, joyeux, le bonheur que j'espère dans l'avenir. »

{Div, Com.y Purg.f chant xxvi, t. 48.)

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