‹ Les MédicisChapitre 219 sur 262 · Morg. Magg.y c. xxv, st · texte numérisé non relu

Morg. Magg.y c. xxv, st

Un saper donde ogni sapere è dato, Un bene donde ogni bene ë causato ^

Toutes thèses orthodoxes. € Voilà le père, ajoute As- )) taroth, et le monarque antique qui a tout fait et peut » tout savoir*. » Les plus canoniques docteurs ne disent pas autrement, et jusque-là cette définition n'aurait rien à démêler avec l'Église. Par malheur, la suite , bien qu'avec ambiguïté, porte atteinte au dogme du libre arbitre divin, tel que le posait la théologie traditionnelle. L'idée d'une loi qui se confond avec la sagesse de Dieu, et en fixe les conditions nécessaires, ressort clairement de ces deux vers :

« Dieu ne peut négliger l'ordre que je dis, — ou tu verrais se détruire le ciel et le monde... »

E non pu6 preterirl'ordin ch* io dico, Che 1 cielo e *1 monde vedresti cadere^.

L'école florentine tout entière se rattache à cette interprétation philosophique du dogme chrétien : poètesphilosophes, philosophes-poètes, concordent ainsi. La pensée des néo-platoniciens mpdernes n'a cessé d'être hostile au christianisme (comme on l'a vu en Gémiste Pléthon) qu'en accommodant à la métaphysique et au mysticisme, renouvelés d'Alexandrie, les solutions de la théologie régnante.

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