‹ Les MédicisChapitre 227 sur 262 · Morg, Magg, y c. xxv, st · texte numérisé non relu

Morg, Magg, y c. xxv, st

Ifttres participent an bienfait de la Rédemption ^ Le Christ, répond ce diable dont nous connaissons le savoir théologique, se serait montré bien partial (partigiano) pour notre hémisphère, si Adam n'était que le père de ses habitants, et si, d'autre part, le Sauveur ne s'était fait crucifier que pour ceux-ci ; c sache qu'un chacun est sauvé par la croix *, )> La même foi d'ailleurs réunira tous les hommes.

Adorerete tutti di concordia, E troverete ognun misericordîa^.

Mais Astaroth va bien plus loin : il se montre (honnis à l'endroit de la gent diabolique qu'il juge damnée sans rémission) aussi latitudinaire qu'Origène. Ces déclarations sont remarquables, — le génie humain de la Renaissance, les conceptions élargies du platonisme chrétien des Laurent et des Marsile, s'y précisent avec grandeur :

« ...La porte est toujours ouverte, — et jusqu'au grand jour elle ne sera pas fermée. — Offert avec un cœur juste, — tout holocauste sera accepté. — Ce qui plaît au ciel surtout, c'est l'obéissance, — la crainte, le scrupule et le respect*. »

Mais la pensée du poète, qu'il met dans la bouche de ce démon disert, dépasse cet horizon de large tolérance.

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