Morg, Magg., c. xxv, st
i. Morg, Magg., c. xxv, st. 234.
On sait le subterfuge auquel Dante a recours pour assurer la béatitude éternelle à quelques vertueux personnages du Paganisme. Il ressuscite Trajan et le convertit au Christ. Ainsi les exigences rigoureuses du dogme se concilient avec le rationalisme et les généreuses inspirations de TAlighieri. Pulci n*a pas besoin de ces subterfuges. Non-seulement il sauve les païens, mais il réhabilite le paganisme, — le paganisme gréco-romain, tout ^au moins. Se plaçant à un point de vue relatif bien remarquable à cette époque, il reconnaît comme un progrès le passage du culte fétichique des animaux au noble Polythéisme qui divinisait le type humain.
« Tant que leurs cérémonies et dévotions — furent avec crainte observées par les Romains, — bien qu'ils adorassent Mars et Junon, — et Jupiter et les autres idoles vaines, — au ciel plaisait cette religion, — qui distingue les bâtes des humains; — si bien que toujoursils grandirent quelque temps, puis au contraû'e déclinèrent* ».
L'astrolatrie des Antipodes a les mêmes excuses. D'ailleurs, « qui suit sa loi sincèrement mérite Tindulj> gence » .
...Non debbe disperar merzede Chi rettamente la sua legge tiene^.
L'intention {la mente) sauve...
!.. Morg, Magg.y c. xxv, st. 235.