Morg, Magg.y G, xxv, st
Tanto ë chi serverà ben la sua legge, Potrebbe ancoraaver redenzione^.
Puis, revenant sur la thèse cosmologique des Antipodes, Astaroth donne pour une des raisons de leur existence ce motif métaphysique, cause-finalierj comme dit l'auteur de Candide^ que le soleil n'aurait rien à faire de l'autre côté du monde, si ce côté n'était pas habité. Or Dieu n'a rien fait d'inutile, etc. ^
Du reste, après toutes ses hardiesses, le diable revient, comme de juste, à confesser la divinité de Jésus et la foi chrétienne comme la seule divinement révélée ^. Sous ce double rapport de libre pensée et d'orthodoxie, il est intéressant de rapprocher cette partie du poème des traités de Marsile sur la Religion chrétienne et sur F Immortalité des âmes.
Quelles que soient ses concessions forcées à l'égard de l'Église, le poète, en adoptant les solutions orthodoxes, tient à n'oublier aucune des objections qu'on leur oppose. C'est ainsi qu'il adresse à Renaud, sauvé par Astaroth des pièges du démon Squarciaferrpy une critique indirecte du dogme qui damne éternellement les anges rebelles. C'est le bon diable, au contraire, qui soutient l'opinion canonique.
« Si, dit Renaud, le ciel rapporte jamais l'antique