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Infem.y c. iv, t

508 LES MÊDIGIS.

Ils sautent la Guadiana, ils sautent le Tage, toujours invisibles. Les voici à Tolède, à Saragosse enfin, oîi Renaud retrouve sa vieille amie Luciane, auprès de la reine Blanda. La reine est à table avec Luciane et ses dames. Les démons et les chevaliers, grâce à leur invisibilité, leur jouent toutes sortes de tours malins. Avant de partir, Renaud, tenté de se découvrir, applique à l'ancienne adorée deux baisers à la française.

A Luciana, che volea fuggire,

E fu tentato a costei palesarsi ;

Ma dubitô di non farla stupire :

Ella gridava, e voleva levarsi,

Ma non potè tanto destro partire,

Che gU appiccô duebaci alla franciosa*.

Cette Luciane est la princesse qui lui donna le superbe pavillon orné de peintures dont le quatorzième chant contient la description détaillée. Occasion pour le poète de compléter Tétai qu'il a fait dans ce chant de ses connaissances en histoire naturelle. L'universel Astaroth, ce la Mirandole des enfers, se charge de ce soin ; il énumère au chevalier ébahi une interminable liste d'animaux réels et fabuleux, de Libye, de Scylhie, de Germanie, d'Ethiopie, d'Egypte : TAnfisibène, qui peut marcher en deux sens, parce qu'il a une tête à chacune de ses extrémités '^ ; le Leucrocute ^ au corps de cerf avec

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