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Morg. Magg.y c. xxv, st

LUIGl PULCI. — LE « MOhGANTE MAGGIORE ». 509

le COU, le poitrail et la queue d'un lion, un de ces hybrides de la faune poétique comme la Chimère de VIliadey lion-chèvre -dragon^ ; l'hippopotame, qui sephlébotomise avec un roseau, quand il s'aperçoit qu'il a trop de sàhg, fermant avec de la boue l'ouverture de la saignée*; l'ibis, au temps voulu se clystérisant lui-même avec son bec ^, et par qui « la Nature clémente révéla la seringue aux mortels » ; le Pégase cornu et ailé.

C'est un peu celui que monte le poète, — tour à tour raisonneur, épique, grotesque I

Enfin la grande bataille va commencer. Les deux armées sont en présence dans le val de Roncevaux.

Sans abdiquer l'ironie, l'âme du poète s'émeut, sa muse critique et gouailleuse s'exalte à l'épopée devant ce cirque pyrénéen où l'Hector du Moyen- Age combattit son dernier combat, héros de la chevalerie, martyr du catholicisme.

Un sceptique aussi, un autre chevaucheur d'hippogriffes, salue en passant la « noble vallée » !

« 0 Roncevaux,... s'écrie le chantre fantasque )) d'Aita-Troll *, lorsque j'entends résonner ton nom, il )) me semble que s'ouvre dans mon cœur la veine bleue » des souvenirs légendaires.

» La vieille chevalerie surgit, brillante de jeunesse,

1. np6(r6e Xéfa)v, 6'itt0âv Sa 6pax(i>v, |xé(r(TY] 5è x^V^^P^^*

{Iliade, c. vi, vers 181.)

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