Morg. Magg.^ c. xxvi, st
Le chevalier répond avec une reconnaissance cordiale:
c< Astaroth, ton départ m'afflige autant que si tu étais mon frère. Oui, je te crois, eu enfer régnent la générosité, Tamitié, la courtoisie^ I... Je prie le Seigneur de vous pardonner^. »
Ces diables bénins et courtois ne s'acquittent pas moins de leur office ; dès que le combat est engagé, ils se placent en faction près d'une chapelle pour happer au passage les âmes des soldats qui meurent damnés. L'enfer comblé de proie est en liesse \
« Pense comme ce jour ils démenèrent la queue, Éaque, le grand Minos et Rhadamante ; et Satan, crois-tu qu'il se délecte ! Et Caron, qu'il chante en sa barque, rajuste les rames et cargue les voiles!... Là-bas dans l'enfer, on danse plus d'une morisque, et le taferuglio et la tresca *. »
Le Paradis n'est pas moins occupé que l'Enfer à recevoir ses hôtes, les âmes des élus tombés dans la mêlée... L'empressement joyeux du céleste portier, l'allégresse des nouveaux arrivants, sont peints avec une trivialité piquante :
...Perché Pietro alla porta è pur vecchio. Credo che molto quel giorno s'affanna ; Ë converrà cïx' egli abbi buono orecchio, Tanto gridavan quelle anime Osanna,