‹ Les MédicisChapitre 247 sur 262 · MorÇi Magg.yC. xxvii, still · texte numérisé non relu

MorÇi Magg.yC. xxvii, still

Le bon archevêque n*y va pas par quatre chemins : il ne s*oublie pas aux effusions mystiques auxquelles le paladin va s'abandonner.

«c Et puis il lui donna sa bénédiction. — Alors Roland fitcette oraison^ :

» 0 Rédempteur des misérables mortels, — qui tant pour nous t'bumilias; — toi qui, ne regardant pas à nos misères si nombreuses, — en cette vierge unique t'incarnas, — le jour où Gabriel ouvrit les ailes, — et l'humaine nature relevas, — laisse aller ton serviteur, comme il te plait, — laisse-moi à toi. Seigneur, venir en paix.

» Je dis en paix, après longue guerre, — car je suis ainsi par les ans fatigué et épuisé ; — rends à cette terre ce misérable corps — que tu vois déjà cbenu et blanc, — pendant que la raison n'erre pas encore en moi; — la cbair est infirme, et l'àme encore Ubre ; — si bien que tu m'accueilles au temps qu'il faut; — car beaucoup sont appelés, et peu élus^. »

Mais le chevalier se redresse après Thumble chrétien, pour s'humilier de nouveau.

« J'ai pour ta foi combattu, — comme tu sais, Seigneur, sans que je le dise, — tandis que dans le monde j'ai ici-bas vécu. — Je ne puis plus désormais soutenir cette fatigue ; — aussi je te rends les armes; ce qui t'est dû; — et toi, pardonne k ces cheveux blancs (à cette antique chevelure, chioma antica); — car désormais son office me parait être de contempler — ta gloire et de tenir en repos ses armes.

» Tends, Seigneur, à ton serviteur la main, — tire-moi hors de ce labyrinthe, — parce que tu es pour nous ce pélicao, — qui prias pour tes bourreaux {pé* tuoi crucifissori) ^...

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