Morg. Magg^f c. xxvii, st
» € con battere d'ali... H mostravano tutti grandis- » sima festa e cUlegrezza. . • in taie modo che alquanti )> se li posavano sul capo, alquanti su le spalle, e » alquanti in sulle braccia , alquanti in grembo , e » alquanti d^intomo apiè ^.,. j>
Le railleur Pulci s'émeut devant ces légendes... Il subît au moins en artiste la fascination de ce type ascétique, mais humain, qui inspira tout un cycle d'art suave et de sincère piété. Christ avorté, qui a son évangile dans les Fiorettiy et à qui il ne manqua sans doute que d'avoir vécu en des temps et dans un milieu plus obscurs, pour égaler, — qui sait? — pour remplacer dans la superstition populaire le Maître aux souffrances duquel il conforma sa vie '.
1 Délie sacre santé istinuUe di san Francesco e délie loro considéra^ %ioni. Prima considerazione, p. 182, 183, à la suite des Fioretti di san Francesco; Firenze, tipogprafia di Pietro Fraticelii. in~32, 1854.
2. Pour bien comprendre ce culte survivant peut-être à d'autres cultes dans rame des hommes de la Renaissance, rappelons l'épisode des stigmates, dans le petit traité qui accompagne d'ordinaire les Fleurettes de saint François d*Assise,
Le saint est sur la montagne délia Vemia. U prie Dieu de lui accorder deux grâces, — la première, de sentir dans son âme et dans son corps toutes les douleurs de la Passion... Après, une vision grandiose du Christ en croix figuré par un séraphin... Mais il faut citer dans le texte ce délicieux morceau. L'italien en est d'ailleurs si facile qu'il dispense d'une traduction traîtresse :
« Allora tutto il monte délia Vemia parea che ardessedi ilammaisplendidissima, la quale risplendeva, e illuminava tutti li monti e le valli d'intorno, come se fosse il sole sopra la terra: onde li pastori, che vegliavano in quelle contrade, veggendo il monte infiammato e tanta luce d'intorno, ebbero grandissima paura, secondo che eglino poi narrarono ai frati, affermando che quella fiamma era durata sopra il monte délia Vernia per ispazio d'un' ora e più* Similmente allô splendore di questo
532 LES MÉDIGIS.
Montagne d'Assise, triple sanctuaire, bftti sur le tombeau du saint, cloître aujourd'hui désert, d'où le regard plonge sur les croupes lumineuses de l'Apennin, sur ta plaine où s'élève Sainte-Marie-des- Anges, vos solitudes gardent le sceau d'une légende morte, mais où l'on respire encore, comme dans la fleur desséchée des bruyères alpestres, d'impérissables arômes de poésie. Acres parfums qui enivrent des générations d'ascètes et de pèle-
lume, il quale risplendeva nelli alberghi délia contrada per le fincstre, certi mulattieri che andavano in Romagna, si levarono suso, credendo che fosse levato il sole, e sellarono e caricarono le bestie loro : camminando, videro ' il detto lume cessare, e levarsi il sole materiale. Nella detta apparizione serafica, Cristo, il quale apparia, parlô a san Franccsco certe cose secrète e alte, le quali saa Francesco in vita sua non voile rivelare a persona : ma dopo la sua vita il rivelô, secondo che si dimostra piu giù; e le parole furono queste : Sai tu, disse Gristo, quello ch'io t*ho fatto? lo t* ho donato le Istimate che sono i segnali délia mia passionc, acciocchè tu sia mio Gonfaloniero. E siccome io il di délia morte mia discesi al Limbo, e tutte Tanime ch* io vi trovai ne trassi in virtude di queste mie Istimate : cosi a te concède, che ogni anno, il di délia morte tua, tu vadi al Purgatorio, e tutte le anime dei tuoi tre Ordini, cioè Minori, Suore e Gontinenti, ed eziandio gli altri, 1 quali saranno stali a te molto divoti, quali tu vi troverai, tu ne tragghi in virtù délie tue Istimate, e menile alla gloria del Paradiso, acciocchè tu sia a me conforme nella morte siccome tu se* nella vita. Disparendo dunque questa visione mirabile, dopo grande ispazio e segreto parlare, lasciô nel cuore di san Francesco un ardore eccessivo e fîamma d*amore divine : e nella sua carne lasciô una maravigliosa immagine, ed orma delle passioni di Gristo. Onde immantenente nelle mani e ne* piedi di san Francesco, cominciarono ad apparire li segnali de gii chiovi, in quel modo ch* egli avea allora veduto nel corpo di Gesù Gristo crocifisso, il quale gli era apparito in specie di serafino... »
(FiORETTi, edit. cit. — Delle santé istimate^ ce., terza considerazione, pag. 200, 201, 202.)
On conçoit que ces récits, où la forme d'un art naïf, mais achevé, enveloppe toutes les quintessences de l'illuminisme, aient été si longtemps TËvangile d'artistes, môme incroyants.
LUIGI PULCl. — LE « MORGANTE MAGGIORE ». 533
rins cherchant la paix au-dessus de Tinstabilité des choses, des violences des hommes, de la raison curieuse, dont ils ne pouvaient comprendre les jouissances austères et désintéressées ni l'œuvre progressive dans la lutte du genre humain avec les fatalités naturelles et sociales.
C'est en saint que finit Roland. Le peuple l'avait canonisé. « Car il y a de tout dans son panthéon populo laire : des martyrs d'une cause chérie, de vieux héros » oubliés, des personnages de romans ; Roland^ Guil- » laume d'Aquitaine, les dames de la cour d'Arthur » elles-mêmes finissent par la sainteté K » . Il ne faut pas moins que Gabriel, l'archange, pour guider vers Tempyrée l'âme du grand champion catholique. Le vers si souvent abrupt de Pulci s'assouplit; sa muse m7/ayAC5ywe, si profane parfois, se purifie; sastance imagée se teint dans Tazur et l'or mystique dont l'Angelico peignit les ailes diaphanes des divins messagers :
Intanto giù perquel lampo apparito Un certo dolce mormorio soave, Gome vento talvolta fu sentito Venire in giù non quai materia grave : Orlando stava attonito e contrito, Ëcco queir Angel, che a Maria disse Ave, Che vien per grazia de* superni Iddei, E disse un tratto : viri galilei'^...
1. Études (Thistoire religieuse, par E. Renan ; Paris, Michel Lévy frères 1857 — La Vie des Saints, p. 307, 308