Morg. Magg.y c. xxvii, st
Che difuof sempre laekrimar vorrei :
Ma lasso! Gli occhi miei Degni non son délia suave pioggia Che délie stille dove amor s'allogia.
Lorsque mon suave confort, L'ami qui plaint ma triste vie, Âyec sa douce symphonie, Des flots m'attire à Theureux port, Je sens au cœur penser accort De la croix sonore, enflammée.
Glisser en mon ftme apaisée.
Source de pleurs, toujours je veux T'épandrehors... Hélas! mes yeux Dignes ne sont de la rosée Par Tarbre d'amour distillée.
Dans sa vision extatique, notre poète concentre toutes les images de TÂpocalypse, rajeunies par Dante, son modèle : les portes de la Jérusalem céleste s'ouvrent au roulement de la foudre accompagnant les chœurs célestes qui chantent le Salve Regina^ le Te Deum. Puis, irradiés aux feux tombant des étoiles, les Nimbes du Paradis se referment aux éclats du tonnerre... Une blanche colombe se pose sur l'épaule de Turpîn.
a 0 crucifié ! — s'écrie Charles quand il ouït la troisième sonnerie du cor, — toi qui, étant en croix, obscuras le soleil contre nature,
Oscurasti quel Sol contra natura, refrène son cours véloce... que j'arrive à temps pour
LUIGI PULGI. — LE « MORGÂNTE MAGGIORE ». 539
donner la sépulture à ton peuple... et pour trouver mon cher neveu.. . »
c< Le soleil s'arrêta^ qui, ]à, était trouble pour la pitié du peuple chrétien ^ »
Le poète ajoute aussitôt :
« Quelqu'un dit, mais cela paraît superflu, — que les monts devinrent des plaines ; car Charles avait joint ce vœu à sa prière. Mais je damne l'auteur et le texte ^...
» En peu de temps se cèle le renom des écrivains, quand ils sont menteurs, et, réduits à s'éclairer d'une chandelle, ils restent le soir au foyer, paresseux et endormis... »
...In picciol tempo, la fama si cela
Degli scrittor, quando e' son pur bugiardi ;
E rimangonsî al lume di candela
La sera al fuoco annighittosi e tardi^...
Puis, sur le champ de bataille, Charles contemple les morts sanglants et mutilés. — « Sanglantes dépouilles... Des chefs loin des troncs de quatre brasses, tant qu'on ne les trouvera pas vite au val de Josaphatl d
Et le vieux César maudit la bolgia de Ronce vaux. . .
Nouveau miracle! A la prière de Charles qui lui redemande Durlindane, Roland ressuscite, s'agenouille en souriant devant son seigneur, et lui rend la glorieuse épée. Quand l'empereur l'a reçue, l'ftme du preux quitte