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Morg, Magg,^ c. xxyii, st

LUIGI PULGI. — LE « MORGANTË MAGGIORË ». 5i3

œuvre si longue et si variée. Tous les dons du Pulci, — son brio fantaisiste, mêlé d'un scepticisme narquois, n'excluant pas l'enthousiasme, — se concentrent dans ce finale. Mais le doute domine.

« Toujours, dit-il, les justes sont les premiers déchirés. Je ne veux plus raisonner de la foi, car je suis ensuite livré à la gueule des frati^ où souvent aussi s'engouffrent les lamproies. Et certains Trocards fainéants s'écrient : il a dit ceci, il ne croit pas ceci. D'où il semble qu'une si grande rumeur se traduise par ce grief : Obscur au commencement, obscur il reste.

» Au commencement, celui qui fit tout avec sagesse créa la Terre et le Ciel, et les ténèbres faisaient au soleil un voile. Je ne sais pas ce qui sera ensuite finalement dans la révolution du grand axe. Il suffit que là raison juge de tout (Basta che tutto giudica la mente). Et si toutefois j'écrivis un temps des choses vaines, contra hypocritas tanturriy pater, je les dis *. »

Mais, notre poète a besoin de le dire, — il n'empiète pas sur le sacerdoce, « il ne prêche pas en chaire, il ne » reprend pas le pécheur sur le banc de la confession ; » mais il s'adresse à toi dans ta chambrette, ô lecteur ! » si tu veux profiter de ses leçons... n^

Sa foi est blanche comme la tienne, et il te donnera par-dessus le marché deux Credo,. *

Predicate e spianate lo Ëvangelio Colla dottrina del vostro Aurelio ^.

« Prêchez, aplanissez l'Évangile^ conune votre Augustin {Au^ gmtinus Aurelitis), »

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