‹ Les MédicisChapitre 30 sur 262 · Ibid., p. 250. — Ka\ xàç x^îp»? ôaxvwv · texte numérisé non relu

Ibid., p. 250. — Ka\ xàç x^îp»? ôaxvwv

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Sélybria, c'est un lettré, du sang des porphyrogénètes (Phranza le remarque avec un certain orgueil professionnel), c'est Théophile Paléologue qui commande : a A cet homme, versé dans toutes les sciences de la » grammaire, du savoir hellénique, et parvenu au terme > delà mathématique* )), ce poste d'honneur est confié, bien digne de cette mission de l'empereur, puisqu'il doit lutter près de lui, au jour suprême, au dernier assaut des Ottomans, le 29 mai 1A53.

Cependant la sédition mêlait ses fureurs à celles de la guerre animant parfois les uns contre les autres les hybrides éléments de cette armée. Grecs contre Francs, Latins contre Latins, affolés de défiance et de rage.

Byzance devait tomber avec gloire, associant l'apparat d'un martyre un peu théâtral, comme tout ce qui tient à cette civilisation, à l'héroïsme résigné de ses défenseurs. A travers l'arrangement que la scène a dû subir sous la plume dévote et pédantesque du narrateur, dans la suprême exhortation de YAutocratâr à ceux qui s'appelaient des Romains, respire un pa-

i. OeoçOb) Bï Tw naXatoXâyci), àv8pi ê(Ji7rEip(i) izoLtrrfi Ypa(JL(jiaTixfj; «pay- (MiT&îac xoi TTj; 'EXXtjvixyjç TratSsca; xa\ (iaOr,(iaTtxr,; e'i; àxpov yeudafisvù), eveitMrreuÔTi çuXaTxeiv xaxà ta (ilpr) Tri; ît^Xy)? tt,; X6yo|J.évYiç ÏY)).uêptac. (PHRANTZiE AnnaLy lib. UI, cap. m, p. 253). — ^GfjLofw; xa\ 0e6çiXo; à IIa).ai6Xoyoc, w; eïôe tov paaiXIa {lax^jievov xa\ tt|V ir6Xiv xtvôuveyouffav, (uyaXofCdvo); \Ltxk xXauO{ioO xpaÇac Elice* — 0éXa) Oaveîv (laXXov y| Çîjv, — ra\ (ruppTjÇaç eauxbv ev (jié(T(;> jjLexà xpauyîj; xoù; offouc eSps ica\xa; ôteexxé- 8aaE xa\ ôieffxXpiîwe xai EÔavaxwffEV... (Pbrantz^ Annal., lib. UI, cap. VIII, p.286.

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thétique gourmé, mais vrai, une émotion communicative. Le grand historien Gibbon a le tort de la méconnaître*.

Ce fut comme une dernière image du monde antique, travesti, mais apparent encore sous ses pompes de sacristie. Aux prêtres, diacres, sous-diacres, archiprêtres, archimandrites, à ces moines, à ces femmes, à ces enfants, qui mènent par la cité sanglante les obsèques de rÉglise et de l'Empire, coupant de leurs sanglots les plaintives mélopées du Kyrie eleison^ répond bien, malgré son enflure scolastique, la parole du dernier des Constantins près de tomber pour son peuple. « Très-

> nobles archontes, très-illustres stratèges et démarques, » très-généreux compagnons d'armes, et toi peuple » fidèle et honoré, Theure est venue où l'ennemi de notre » foi nous presse par ses artifices et ses machines... Je » vous recommande la clarissime, l'illustrissime Cité,

> Reine des villes... Frères, j'en appelle à vous, je vous

> exhorte à préférer la mort à la vie, et cela pour quatre » raisons : — premièrement, pour la foi, — secondeî ment, pour la patrie, — puis pour l'empereur, le ser- » viteur oint de Dieu, — enfin, pour vos parents et pour

» vos amis*... »

Juste (avec toute la distance d'Eschyle à Phranza,

1. Hist, de la Décad. de V Empire Romairif édit. du Panthéon Utté-^ raire, chap. bxviii, p. 885, colonne 2, note.

2. PHRANTZiG Annal.y lib. UI, cap. vi, p. 271-*272*{edit. Weberi; Bonnœ, 1838).

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de Byzance à Athènes) la sublime Marseillaise des Grecs à Salamine !

Ilaî^aç, yuvaTxaÇi Occuv tc 7raT/9oMi>v e^ij, Or/xa; Ti irpoyôvwv. vvv uirip iravrwi* àywv *.

La catastrophe approchait. Pléthon la pressentait imminente, quand, lui, — le théoricien convaincu, bientôt peut-être Tapôtre du polythéisme philosophique des Alexandrins, — il prêta son concours à la seule tentative qui pût, par la fin du schisme, réunir l'Occident et l'Orient chrétiens.

Cette participation de Gémiste aux débats théologiqties de Florence est à remarquer. Elle indique de la part d'un utopiste religieux un sens politique assez rare. Du reste, mêlé aux afifairesd'État, aux querelles des frères du malheureux empereur Constantin, Démétriuset Thomas, despotes de Morée, il remplissait avant et continua depuis le concile les fonctions de juge à Misitra, près de l'ancienne Sparte.

Sur ce sol des graves Doriens, auquel le padischah laissa, quelques années après la prise de Constantinople,

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