Mu. Stly., etc., De Gest, BasU. CàncU.y lib. I, p
iENEAS SYLVIUS. — LES TURCS. 107
officiellement ses premières opinions. On le voit successivement se justifier devant Eugène >I V « comme ayant » suivi l'autorité de ceux par la sentence desquels le » concile de BâJe avait été approuvé ^ ; » puis apporter à ce pontife la soumission de Frédéric III. Il reproche à , la même époque aux Allemands « de refuser au pape la > plénitude de sa puissance ' » . Appelé à Tévêché de Trieste, puis à celui de Sienne par Nicolas V, l'infatigable négociateur courut TAutriche, la Hongrie, la Moravie, la Bohême, la Silésie, invectivant contre le Turc, prêchant la ligue sainte dans les diètes de Ratisbonne et de Francfort (1458).
Dans ces régions mouvantes et plus qu'à moitié barbares, il est curieux de suivre l'humaniste disert, l'Italien aux mœurs délicates, au milieu des gros mangeurs et des buveurs de bière. Il s'y fait des amis et des admirateurs, entre autres le roi Mathias Gorvin, un de ses correspondants les plus assidus. D'autres reçoivent la confidence des tortures que les habitudes de ces contrées sauvages imposent au Siennois raffiné, la nourriture lourde et les lourds propos de ses convives, et les poêleg doQtla chaleur pèse comme un plomb sur sa tête.
Sa recherche du bien-dire, selon la règle des anciens, ne l'abandonne jamais. On la retrouve dans ses harangues aux diètes d'Allemagne, à l'assemblée de Mantoue,