‹ Les MédicisChapitre 38 sur 262 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

A quoi Sylvius, diplomate et canoniste, occupa-l-il ses loisirs ?

— A écrire un roman d'amour : V Histoire (TEuryale el Lucrèce *.

Cette œuvre est souvent, dans le détail, piquante et bien fouillée. La vérité des mœurs du temps y perce sous la convention classique. Pendant que les peintres vêtent apôtres et saints en patriciens de Venise ou en meynheers flamands, iEneas met au lieu du pourpoint la chlamyde à ses héros. Comme Bélise des Femmes savantes^

au lieu d'écus, de livres et de francs,

// exprime une dot en mines, en talents, Et date par les mots d'ides et de calendes ^.

(( Cette histoire, mande-t-il à son compatriote Maï riano Sozini, t'apprendra l'amour mutuel et presque

1. Histoire d'Eunjale et Lucrèce^ par ^Eneas Piccolomini, terminée à Vienne le y des nones de juillet de Tan 1443, dans les œuvr. compl. d*i£n. Sylvius, éd. de Bâle.

Page 1