Saint Paul, / Corinth,, ch. vi, vers
avec les conclusions de la science indépendante. Où il s'en sépare, c'est quand, par voie de conséquence, il tire du droit de l'Église, en tant que pouvoir d'opinion, la consécration d'une théocratie officielle.
« Jamais, dit-il, les souverains pontifes n'ont prétendu... gêner l'exercice de la souveraineté chez les princes, ni moins encore s'en emparer. Ils n'ont jamais prétendu que le droit de juger les princes qui leur étaient soumis, dans l'ordre spirituel, lorsque ces princes s'étaient rendus coupables de certains crimes. — Ceci est bien différent, et non-seulement ce droit, sll existe, ne saurait s'appeler toute-puissance temporelky mais il s'appellerait beaucoup plus exactement toute-puissance spirituelle, puisque les papes ne se sont jamais rien attribué qu'en vertu de la puissance spirituelle, et que la question se réduit absolument à la légitimité et à l'étendue de cette puissance. Que si l'exercice de ce pouvoir, reconnu légitime, amène des conséquences temporelles, les papes ne sauraient en répondre, puisque les conséquences d'un principe vrai ne peuvent être des tort9^. »
Quoi qu'il en soit, dès Tadoption légale du catholicisme, l'influence de ses chefs, qui devait si aisément se transformer de fait en pouvoir politique, fut de droit reconnue comme tel par les empereurs. L'organisation judiciaire des Romains laissait aux plaideurs toute latitude pour la récusation du juge et pour le recours à de simples arbitres ^
En vertu de ce principe, Constantin autorisa légale-