J. DE Maistre, Le Pape, liv. II, ch. yiii
2. Hist, de la législat. romaine, par Ortolan, 3" édition ; Paris, Joubert , 1846, iii-8% p. 337.
184 LES M£DIGIS.
ment la jaridiction amiable dont les évoques étaient investis par leurs ouailles, c Forcée à Tégard de certaines > personnes pour des affaires concernant le culte des y> Églises, cette juridiction n'était que volontaire dans ) les autres cas^ »
Le premier empereur chrétien reconnut de plus aux évèques, soit comme surveillants, soit comme suppléants des magistrats, des attributions administratives importantes. Développées par ses successeurs, et en particulier par Justinien, ces fonctions donnent au chef de la hiérarchie ecclésiastique des droits très-sérieux, principalement sur les municipes^
 la fin du cinquième siècle, TOccident appartenait à des bandes barbares, mal travesties en légions. Grossièrement romanisésj si je puis dire, TAllaman, le Hérule, le Goth, le Ruge, le Hun, constituant les dernières armées de l'Empire, s'implantaient violemment dans une société décrépite dont ils admiraient la grandeur. Tout en le désolant, ils prétendaient maintenir l'Empire.
Un des chefs de ces bandes romaines, Odoacre, se lasse du fantôme d'empereur dont il est le général. D'un heurt, le géant demi-sauvage abat l'héritier nain d'Auguste.