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Voy. Ortolan, Hist. de la legisl, romaine^ p

2. Voy. Ortolan, LégisL rom., p. 33. — Corp. Jur., Just, Cod.y liv. I, lit. lY, De Episcopali audientidy §g 27-28, etc. Pour cette catégorie d'attributions temporelles, voy. Cod., liv. I, t. iv, J 17, i>e defens. civit.j et Fensemble du titre : De Episcopali audientia.

LAURENT VALLâ. 185

Voilà le fait brutal : voici la parade officielle. Â Tordre du barbare, ce qui s'appelle le Sénat s'assemble et libelle ce message au César byzantin : « Un seul chef suffisant désormais pour administrer et défendre les deux parties de l'Empire, Zenon sera ce prince unique. Le Sénat de Rome a désigné à cet effet pour l'Occident Odoacre, homme distingué dans la science du gouvernement, non moins que dans celle des armes : il prie Sa Majesté Sacrée de conférer à ce roi la dignité de patrice en même temps que l'administration de l'Italie. »

Théodoric (i03) sollicite et obtient comme Odoacre un titre qui consacrait le droit des Césars de Constantinople sur l'Occident. Cette autorité nominale, Justinien va la rendre effective pour une partie de l'Italie.

En 55&, elle est tout entière rattachée à l'Empire par la défaite des Ostrogoths. Malgré la conquête lombarde (568), Byzance garde Rome, etdes territoires importants sous le nom d'exarchat de Ravenne.

Entre temps, les papes ont acquis de nombreuses possessions. Par suite de la confusion entre le domaine utile et le pouvoir politique, leur droit de propriétaire terrien se transforme en seigneurie. C'est la loi de l'époque, Idi féodalitéf dont les caractères apparaissent avant les grandes invasions des Barbares, d'après la nature et le développement des intérêts économiques sous les Césars.

La propriété de terres immenses (latifundia) cultivées par des esclaves et des colons à moitié libres « oom-

» prenait toujours un certain pouvoir sur la vie des I hommes et se rapprochait des magistratures ^ »

Type du régime féodal, apparaît déjà la confusion de la propriété foncière et de la souveraineté.

« En voyant la féodalité poindre déjà sous Tempire et » finalement arriver à la possession de la société, on est » autorisé à soutenir que telle était la tendance natu- )) relie, spontanée, des choses, et que, sans doute, pour » la détourner, il aurait fallu plus de puissance que n'en- 1^ avaient même les empereurs, et des événements plus > graves même que ceux qui advinrent. L'empire au* )) rait donc dû, s'il avait eu un système réel de politique, » favoriser Favénement de cette aristocratie spon- » tanée... * i

La Féodalité fut une phase nécessaire. Le lien mutuel des provinces se relâchant, il se fût naturellement constitué dans chacune d'elles une nationalité, mélange de l'élément gréco -romain prépondérant et du génie propre aux populations indigènes. « La réalisation essentielle » du système de conquête, faisant désormais passer né- » cessairement l'activité militaire du caractère offensif au » caractère défensif, cette immense organisation tempo- » relie ne pouvait plus avoir d'objet suffisant, et tendait » dès lors à se décomposer ^. » On le vit bien dès l'époque dite des Trente Tyrans. Les provinces semblaient

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