‹ Les MédicisChapitre 44 sur 262 · SisHONDi, Hist, des Français^ t. IH, ch. xi, p · texte numérisé non relu

SisHONDi, Hist, des Français^ t. IH, ch. xi, p

2. Etude sur les Barbares et le Moyen- Age, par É. Littré, p. 45.

3. Aug. Comte, Cours de Philosophie posit., 2* édition, t. V, p. 204.

préluder, sous des empereurs de leur choix, à cette séparation qui était dans le destin de l'empire. Le seul obstacle à cette évolution tint aux circonstances qui amenèrent à la fois la ruine de Torganisation romaine et Téclipse prolongée, bien que partielle, de la civilisation gréco-latine.

Cette crise résultait de l'impossibilité pour le pouvoir central affaibli de prévenir les invasions violentes en continuant, comme ce fut longtemps sa politique, l'annexion des Barbares à la nationalité romaine par les colonies et le recrutement.

Quant au servage et à la reconstitution de la propriété terrienne au moyen du bénéfice ou du fief, ces deux faits, qui semblent caractériser le Moyen-Age, sont bien antérieurs à l'ère d'où on les date ordinairement.

Dès la fin du second siècle, on n'avait plus assez d'esclaves pour cultiver les terres, parce que l'esclavage se perpétue peu par lui-même, et que, la conquête ayant atteint ses limites, la traite devenait insuffisante à recruter des travailleurs. De là le servage, état meilleur auquel la loi éleva l'homme soumis à la servitude personnelle ; état pire auquel elle abaissa le cultivateur libre, mais qui, devant mettre complètement fin à l'esclavage proprement dit, fut en somme un immense progrès. Bien avant Constantin et Théodose, qui réglèrent par des lois l'état des colons, l'histoire signale des populations de plus en plus nombreuses attachées à la glèbe,

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et que le Code de Justînien ^ partage en deux classes : les Adscriptitii dont le pécule appartient à leur maître, et les Inquiiiniy qui ne sont tenus envers ces derniers qu'à l'acquit d'une redevance {Canon). Ainsi l'on enchaînait au sol le laboureur libre désertant la charrue pour se soustraire à Tavidîté du fisc.

 côté de cette institution du servage, l'établissement de bénéfices militaires, concédés à des vétérans sous certaines conditions de service défensif, indique à quel point la constitution sociale qui s'établit durant la grande transition moderne fut un fait normal et presque en tout indépendant de la révolution violente à laquelle on Tattribue exclusivement : l'invasion barbare, c Alexan- )) dre Sévère commença le premier, en 225, à distribuer » aux soldats les terres des cités pour les intéresser ainsi » h la défense de leur patrie. Son exemple fut ensuite » fréquemment imité par tous ses successeurs; mais, avec )) quelque générosité qu'ils partageassent quelquefois » des provinces presque entières, ils ne purent épuiser )) les fonds de terre qui appartenaient à l'État, car ils » se renouvelaient sans cesse par l'extinction des gêné* » rations successives ^ »

L'établissement des comtes, des ducs, commancfants territoriaux des troupes, fixés dans certains canto unements, est un autre pas vers le régime fédératif militaire ou la féodalité. « A la même époque, on vdt...

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