Dante, £n/er, c. iv, v
!2. Venimmo al piè d'ua nobiie castclio,
Sctte volte cerchiato d'alte mura,
t)ifeso intorno da un bel fiumicello.
Questo passammo corne terra dura :
Per sette porte entrai con quesli savi ;
Giugnemmo in prato di fresca vcrdura.
(Dante, Enfer, ch. iv, t. 36-37.)
U LES MËDIGIS.
métaphysique du Lycée la preuve rationnelle des dogmes chrétiens. D'autres esprits comprirent mieux le « maître de ceux qui savent » . Une chaîne continue de ces penseurs pleinement affranchis se rattache par Averroès à la science, à la morale indépendante du Lycée.
Les averroïstes n'admettaient pas d'âme raisonnable, mais une raison impersonnelle commune à l'humanité. En d'autres termes, ce qui, d'après eux, constitue Socrate, c'est une portion de la matière passagèrement revêtue de la forme socratisée.
Cette forme est l'âme sensible ou animale qui se dissout avec la matière dont elle partage la condition périssable. Immortelle au contraire comme l'Être dont elle est le suprême aspect, la Raison demeure indépendante de l'homme, bien que de son vivant il se l'approprie en quelque sorte, \\ participe à elle, il y trouve la source de ses conceptions intellectuelles.
Plus orthodoxe que Dante, dans son appréciation d'Averroès, Orcagna, le peintre catholique, met l'auteur du Gran Comento au premier rang des damnés.
Dans la Divme Comédie^ le docteur arabe apparaît au milieu dos sages païens dont le seul supplice est la privation de Dieu *. Dans V Enfer d'Orcagna, au Campo santo de Pise, Averroès iSgure près de Mahomet et de l'Antéchrist. Il représente « à côté du faux prophète, » l'incrédule blasphémateur, celui qui a osé envelopper