‹ Les MédicisChapitre 62 sur 262 · htor. Fior., di J. Nardi, t. I, lib. I · texte numérisé non relu

htor. Fior., di J. Nardi, t. I, lib. I

les choses de Tesprit, d'autant plus remarquée qu'il était sans instruction. Machiavel l'assure dans le beau portrait qu'il a tracé de Gosme * . Mais ses dons heureux suppléaient à l'érudition qui distipgua ses descendants et qu'ils puisèrent aux sources si libéralement ouvertes par lui. D'après les Ricordi ou mémoires de son petitfils Laurent, le compte des largesses de sa maison, de 1434 à 1471, s'élève à 663755 florins d'or, équivalant à 7965060 francs. Large et féconde existence que celle de ce marchand plus riche qu'un prince et qui , comme un grand baron de la banque moderne, commanditait les rois !

« Ses serviteurs ou facteurs, dit GommiDes, ont eu tant de crédit, soubs couleur de ce nom de Médicis, que ce serait merveilles à croire à ce que j'en ay veu en Flandres et en Angleterre. J'en ay veu un, appelé Guerard Quanvèse, presque estre occasion de soustenir Edouard le quart en son Estât, estant guerre en son royaume d'Angleterre, et fournir parfois audict roy plus de 620 000 écus ; où il fict peu de profit pour son maistre ; toutes fois il recouvra ses pièces à la longue. Un autre ay veu nommé et appelé Thomas Portunay estre pleige entre

ledict roy Edouard et le duc Gharles de Bourgogne pour 50 000 escus, et une autre fois, en un lieu, pour 80 000. Je ne loue point les marchands d'ainsi le faire ; mais je loue bien un prince de tenir bon terme aux marchands et leur tenir vérité ; car ils ne savent à quelle heure ils en pourront avoir besoin ; car quelquefois peu d'argent fait grand service. »

Le madré Commines en savait quelque chose, ayant appris la valeur de l'épargne de ses maîtres successifs,

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