Mémoire sur Pétrarque, t. Ill, livre VI, p
LES MÉDIGIS. I. — 2
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les averroïstes de cette ville, «se ces impies qui, n'osant » attaquer Jésus-Christ qu'en cachette, disaient toujours 9 quand ils disputaient en public : Nous parlons philo- » sophiquement et la foi mise à part ^ y>
Plus ou moins dissimulées, perpétuées jusqu'au dixseptième siècle dans l'école de Padoue, ces théories furent celles des penseurs indépendants du Moyen-Age.
« La philosophie, dit Averroès, est le but le plus élevé » de la nature humaine, mais peu d'hommes peuvent y » atteindre. La révélation prophétique y supplée pour le » vulgaire*. »
C'est déjà l'idée de Spinoza: « La connaissance natu- » relie appuyée sur les communs fondements de la raison » des hommes leur est commune à tous ; le vulgaire en » fait moins de cas ; car le vulgaire croit toujours aux » choses rares et surnaturelles, et il dédaigne les dons >) que la nature a faits à tous. C'est pourquoi, dès qu'il » est question de connaissance prophétique, il exclut » aussitôt la connaissance naturelle^. ^
En 1269, l'évêque de Paris, Etienne Tempier, condamne les propositions suivantes :
1** L'intellect des hommes est numériquement un et identique en chacun d'entre eux ;
2** Le monde est éternel ;
3** Il n'y a jamais eu de premier homme ;