‹ Les MédicisChapitre 80 sur 262 · M. F., Op. omn,, t. I, Epist, lib. I, p · texte numérisé non relu

M. F., Op. omn,, t. I, Epist, lib. I, p

2. «Per aures vero concentusquosdamnumerosque suavissimos animus haurit,hisqueimaginibu8admonetur. » Marsil. Fie, Op.omn.y 1. 1, Epist., lib. I, p. 614.

250 LES MÉDIGIS.

0 Déesse, en ce jour j'implore tes bienfaits : La santé précieuse, et la joie, et la paix^

« Hier, lui écrit Cosme, je me suis rendu à mes champs de Careggi, non pour cultiver mes champs, mais mon esprit. Accours à nous, 6 Marsile, au plus yite. Porte avec toi le livre Du souverain bien de notre Platon, que j'estime que, selon ta promesse, tu as déjà traduit du grec en latin. Car je ne désire rien de plus ardemment, que de connaître la voie qui conduit le plus utilement au bonheur. Adieu l viens, et non sans la Ijre d'Orphée. »

Et Marsile répond :

€ Je viendrai auprès de toi dès que je le pourrai, et avec joie. Quelle grâce en effet que de s'entretenir à Careggi, séjour des Grâces, avec Cosme, père des Grâces I Accueille en attendant ces quelques pages où tu trouveras la voie du bonheur telle que les platoniciens Tout frayée*. *

Élevé pour ce pontificat païen, Ficin répondait aux espérances de Cosme. Séquestré en son œuvre de résurrection, il a désormais pour maxime : « Apprends, apprends aujourd'hui. Qui cras discit ^ nunquam discit^, » Ses protecteurs étaient parvenus « à imprégner son âme encore jeune des préceptes des Sages de la Grèce ^ ». De là ce qu'il y a d'artificiel dans le personnage, et jusque dans l'enthousiasme, très-sincère

Page 1