‹ Les MédicisChapitre 87 sur 262 · El maggior huomo clie habbi mai havuto Fiorenza · texte numérisé non relu

El maggior huomo clie habbi mai havuto Fiorenza

celle-ci : « Sachez qu'il y a huit puissances dans tout le )) ciel, sœurs les unes des autres *. > Mais il ajoute : « Je les ai vues, et je n'ai fait là rien de difficile (!), chacun peut en faire autant ^. »

Oui, allons-y voir!...

Et pourtant ces affirmations réussirent aux docteurs de la métaphysique comme aux apôtres de la théologie ; les uns apportaient du ciel des nouvelles directes ; les autres, par des abstractions, anticipèrent sur les mythes, ou par leur glose symbolique rajeunirent des dogmes vieillis.

Voilà comment en Ficin le catholique et le néo-platonicien purent coexister de très-bonne foi.

Chanoine, il prêchait en philosophe ; philosophe, et professant dans les églises la philosophie, il osa dire : « La philosophie platonique, étant sacrée, doit être en- > seignée dans le sanctuaire ^ »

Et dans ses sermons il s'adresse à la fois « aux philosophes et aux théologiens ». Il réfute au nom « delà » raison ceux qui disent que l'âme est corporelle et 1) mortelle » ; il confond « les disciples d'Aristippe, les » Épicuriens, les sectateurs de Lucrèce, avec les argu- » ments de Platon » .

S'il platonise l'Évangile, il christianise l'enseignement de Platon. Dans une église il ouvre un cours de philosophie par cette invocation mystique :

Page 1