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De Christiana rdigione, cap. x, p

voîrs comparés de Tastrologue et du prophète : « i4rfventics Christi tanquam divinus ab initio mitndi prœ^ die tus a prophetis sibyllisque fuit^ non in astrologia peritis y sed divinitus inspiratis^. » L'opinion qu'il combat paraît très ancienne, et, semble-t-îl, les astrologues qui la défendaient ne le faisaient pas tou^ dans une intention bienveillante au christianisme ^

Marsile, plus loin, repousse une autre hypothèse des ennemis de la foi. Voici en substance son raisonnement : « Les apôtres n'ont pas opéré leurs prodiges à l'aide de la magie... Comment des magiciens (classe si orgueilleuse 1) ne se fussent-ils pas prêches eux^ mêmes plutôt que de prêcher Jésus, un mendiant mis à mort comme un malfaiteur?... Comment des pêcheurs ignorants eussent-ils pu convaincre tant d'hommes de doctrine et de génie ^ ? »

Après s'être élevé contre la tendance à multiplier les miracles, dont la foi naïve du Mojen-Age affaiblissait ainsi Tautorité, Ficin se montre conséquent à sa théorie en admettant que l'action surnaturelle de la Providence n'est pas, comme les protestants ont tenté de l'établir plus tard, limitée à une période de l'histoire. Dieu ma-

' 1. « L'avènement du Christ, en tant que divin, a été prédit dès Torigine du monde par les prophètes et par les sibylles, ignorants de Tastrologie , mais divinement inspirés. » — Voy. tout le curieux chapitre : c Auctoritas Christi non ab astris, sed à Deo...; » DeChristiana religioney cap. IX, p. 12.

2. De Christ, relig., cap. xxx, p. 55-56. — Voy. l'histoire de Cecco d'Ascoli dans notre introduction, p. 16-17.

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