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M. F., De Chr. reUg.y cap. xxx, p

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nifeste sa puissance spéciale quand, où, et pour qui il veut.

c Plusieurs milliers d'hommes encore vivants n'ont-ils pas été témoins de deux prodiges très-manifestes accomplis en l'an du Seigneur iUlO ? A Aucune, une jeune fiUe, paralytique dès le berceau, était contrainte par Tempéchement de ses cuisses à se servir pour la locomotion des muscles du fémur. Un certain BindeUi, Florentin, par suite d'une lésion à la gorge et à la poitrine, resta plusieurs années privé de la parole. Tous les deux, s'étant recommandés dans le même lieu à la Bienheureuse Marie, furent guéris, et le peuple, témoin de leurs infirmités, ks vit plusieurs années dans une santé parfaite ^ »

Cette précaution de justifier par des exemples récents sa propre foi au merveilleux montre bien d'ailleurs que la notion du miracle était déjà dans les esprits éclairés gravement compromise.

« Ne félonne pas, s'écrie-t-il, ô Laurent, si Marsile Fîcin, un philosophe, introduit ici les miracles ; ce que nous écrivons est vrai, et le devoir du philosophe est de confirmer par ses raisons propres chaque vérité. Or les raisons propres des choses naturelles sont celles qui se puisent dans la nature, mais les raisons des choses divines, qui sont au-dessus de la nature, sont ou les preuves métaphysiques, ou surtout les miracles. Dieu, en effet, ne prouve pas tant ses mystères et ne confirme pas tant ses préceptes par des paroles que par des œuvres merveilleuses. D'où cette déclaration : Si vous ne voulez pas croire aux paroles, croyez aux œuvres. »

L'insistance de l'apologiste à accorder la foi au miracle avec la philosophie, surtout la surprise contre laquelle il

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