‹ Les MédicisChapitre 96 sur 262 · Voy. chap. xii {De Christ, re/ûy.), p · texte numérisé non relu

Voy. chap. xii {De Christ, re/ûy.), p

MARSILE FIGIN. 283

)> leur remontrer leurserreurs; mais ils laissèrent ce soin

> àun philosophe, à Marsile Ficin, gui vint défendre ha-

> bilement le christianisme et contre les. incrédules et ) contre les Juifs par des arguments pris tour à tour )) dans la raison et dans l'histoire ^ . i>

L'idée que se fait Marsile de l'univers visible et invisible est encore celle de Thomas d'Aguin si merveilleusement poétisée par Dante.

Au-dessus de la région élémentaire, — la Terre, immobile au centre du monde, FEau, gui couvre en grande partie sa surface, l'Air, au-dessus de la terre, le Peu, dont la sphère est placée au-dessus de l'air, — s'élève la région ôthérée.

D'abord les cieux des Planètes, gui, immuables par leur substance, ne diffèrent et ne changent en quelgue sorte de Tun à l'autre gue par leur gualité et leur disposition * , ces cieux formant sept cercles ou sphères , placés dans l'ordre suivant :

Ciel de la Lune,

— de Mercure,

— de Vénus,

— du Soleil,

— de Mars,

— de Jupiter,

— de Saturne.

1. Hist, des Dogmes chrét.; Paris-Genève, Joël Cherbuliez, 1862, t. I, p. 307-306.

î. De Christ, relig., cap. xiv, p. 19.

Au-dessus, la sphère des étoiles fixes «mue d'une double impulsion, — de Test à Touest, et réciproquement^ »

A mesure qu'on s'élève de l'un des cercles au cercle supérieur, rayonne plus éclatante la lumière ; car, dit le poète, •

La gloria di Colui, che tutto muove^ Per Tuniverso pénétra, e risplende In una parte piû, e meno altrove ^.

Et ces cieux, dit ailleurs Dante, « disposent pour leurs

> fins, et comme des semences, des vertus distinctes par

> des différences variées qu'ils ont en eux.

j Ces organes du monde ^.t. vont ainsi de degré en » degré, recevant d'au-dessus et opérant au-dessous. >

De la sphère des étoiles fixes, on parvient, par le second et le premier crystallin , au Premier Mobile.

Au delà de tous les cercles est l'Empyrée, source de pureté {candor) et de lumière.

1. De Christ, relig,; conf. avec Dante, Div. Corn., trad. Lamennais, intr., p. Gxx.

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