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Gli altri giron per varie differenze

Le distinzion, che dentro da se hanno, Dispongono a lor fine, e lor semenze.

Questi organi del mondo cosi vanno, Corne tu vedi ornai, di grade in grado, Che di su prendono, e di sotto fanno.

{Div. Com., Paradis f c. ii, terc. 40, 41.) Dans ces vertus dont les cieux disposent pour «r leurs fins comme de

MARSILË FIGIN. 285

Marsile décrit minutieusement cette ineffable région, oîi réside la Très-Sainte et Indivisible Trinité. — Neuf ordres d'anges l'y servent. Éclairée par la révélation, la Science distingue leurs rangs, les noms de leurs chefs. L'art suave et subtilement naïf d'un Fra Angelico reproduit les traits et jusqu'au costume des divins messagers qui visitent les favoris du Seigneur dans leurs extases.

« 11 y a trois hiérarchies d'esprits célestes, contenant chacune trois ordres. Chaque ordre, d'après quelques théologiens, renferme six mille six cent soixante-six légions de six mille six cent soixante-six esprits. Mais j'estime avec Denys l'Aréopagite que la capacité humaine est impuissante à les compter... »

Précieux scrupule du timoré Marsile 1

« L'essence unique de Dieu se déduit en un nombre ternaire de personnes, qu'un autre ternaire de hiérarchies et un novennaire enveloppent de leurs cercles, comme par un circuit de sphères spirituelles.

» La première hiérarchie est consacrée au Père, la seconde au Fils, la troisième au Saint-Esprit.

» Dans la première : 1° les Séraphins contemplent le Père en soi ; 2® les Chérubins le considèrent comme générateur du Fils ; 3® les Trônes, comme produisant avec le Fils l'Esprit.

» semences, et que distinguent des différences variées », il s'agit, d*après Aristote, du principe formel ou forme substantielle que chaque ciel possède en propre, indépendamment de la matière, la mênie^ eri tous.

Voy. la Divine Comèdiey traduct. Lamennais, note 17 du chant ii de V Enfer, p. 463.

Voy. Lois de 3Ianou, traduct. Loiseleur-Dcslongchamps, Panthéon littéraire, liv. I, vers. 20 :

« Chacun des éléments acquiert la qualité de celui qui le précède, de » sorte que, plus un élément est éloigné dans la série, plus il a de qua- » lités. »

» Dans la seconde hiérarchie : 1* les Dominations contemplent le Fils en soi ; 2* les Vertus le considèrent comme procédant du Père ; 3<* les Puissances^ comme produisant a\ec le Père l'Esprit.

» Dansla troisième hiérarchie : i* les Principautés contemplent TËsprit en soi ; 2® les Archanges le considèrent comme venant du Père et du Fils ; 3<> les Anges comme procédant du Fils et du Père.

» Mais, quoique chacun de ces ordres contemple principalement Dieu sous un aspect particulier, ils considèrent tous également la Trinité tout entière et voient tout en elle. Leur diiïérence est surtout en ce que la première hiérarchie se désaltère directement dans le sein de la Trinité où elle puise, la seconde par rintermédiaire de la première, et la troisième par celui de la seconde et de la première. Pareillement, les Séraphins méditent Tordre de la divine Providence dans la bonté de Dieu comme dans sa fin, les Chérubins dans Tessence de Dieu comme dans sa fornie ; les Trônes, en dernier lieu, contemplent cet ordre en lui-môme. Les autres ordres descendent à Faccomplissement des œuvres. Mais les Dominations ordonnent en qualité d'architectes ce qu'exécutent les auti'es esprits inférieurs. Les Vertus suivent immédiatement, mouvant les cieux et concourant comme instruments de Dieu à l'opération des miracles. Les Puissances empêchent les choses qui pourraient troubler Tordre du gouvernement divin, les autres s'abaissent successivement à des occupations plus humaines. Les Principautés s'occupent de la République des nations, des princes^ des magistrats. Les Archanges dirigent à l'égard de chacun la pratique du culte divin et président aux sacrifices* Les Anges ont des soins moins élevés; chacun assiste une âme humaine comme protecteur et gardien.

» De même qu'il y a neuf ordres angëliques, ainsi les âmes des bienheureux sont distribuées en neuf ordres. Chacune en effet (comme l'assure Platon dans le Timée) s'élève comme à son astre propre vers Tordre des esprits auquel il s'est assimilé...

> La Lune est la limite de TËlysée, et (comme les pythagori-

ciens le veulent) la frontière de la vie et de la mort. Au-dessous d'elle est envoyé tout ce qui appartient à la mort et à Tenfer, où se trouvent autant de degrés de peines en rapport avec les diverses troupes d'esprits malins qu'il y a dans les deux de degrés de récompenses en rapport avec les divers ordres des esprits bienheureux. Neuf fois le Styx dans son cours se replie autour des damnés, neuf fois les Champs-Elysées embrassent en leurs circuits les élus ^. »

Marsile emprunte sa théorie des hiérarchies divines à un livre qu'il a traduit, — la Théologie mystique du faux Deays TÂréopagite. Ce traité célèbre est un de ces apocryphes dont la confection fut si utile au progrès des croyances chrétiennes : Ficin l'attribue au premier évêque d'Athènes institué par saint Paul, et qui représente à ses yeux l'accord de la tradition d'Israël avec le mythe et la philosophie grecs. Tout orthodoxe qu'il tienne à paraître dans l'affirmation des grands dogmes catholiques, le disciple de Pléthon, amendant la pensée première du maître, est loin de la renier tout à fait.

Quand les Gentils nommaient Dieux leurs sages /ils comprenaient que ^ ces hommes excellents, investis » d'une mission divine, avaient été en quelque sorte » revêtus de la divinité * » .

« Toute Tancienne théologie des Gentils sur laquelle, dit-il, Zoroastre, Mercure Trismégiste, Orphée, Aglaophane, Pythagore, s'accordent, est contenue dans les œuvres de notre Platon*

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