‹ Les MédicisChapitre 98 sur 262 · De Christ, relig.f cap, xxi, p · texte numérisé non relu

De Christ, relig.f cap, xxi, p

Et Platon dans ses épltres vaticine les nouveaux mystères qui s'accompliront un jour^ »

Mais ces hautes attestations ne suffisent pas. Il faut encore que les Démons rendent témoignage au Dieu unique. Ils fuient devant le signe de la croix, assurent les Pères de l'Église, dont Marsile partage ropinion sur Texistence des Esprits malins. Aux yeux de rorthodoxie primitive, les divinités du Paganisme n'étaient autres que certains démons que la divine sagesse contraignait parfois à proclamer par leurs oracles ses décrets éternels. Et croyant, avec Plutarque, que € ces démons n de Tair subissent parfois la souffrance et la mort^ », il rapporte d'après le crédule polygraphe la légende si bien contée par notre Rabelais :

c( Epitherses, père de iEmilian rhéteur, navigant de Grèce en Italie dedans une naîïf chargée de diverses marchandises et plusieurs voyagiers, sus le soir cessant le vent auprès des isles l'xhinades, lesquelles sont entre la Morée et Tunis, fut leurnauf portée près de Paxes. Estant là abourdée, aucuns des voyagiers dormans, autres veillans, autres beuvans et souppans, fut de l'isle de Paxes ouie une voix de quelqu'un qui hautement appelloit Thamoun. Auquel cry tous furent espouvantés. Gestuy Thamous estoit leur pilot natif d'^Ëgypte, mais non connu de nom, fors à quelques uns des voyagiers. Fut secondement ouie ceste voix : laquelle appelloit Thamoun en cris horrifiques. Personne ne respondant, mais tous restans en silence et trépidation, en tierce fois ceste voix fut ouie plus terrible que devant. Dont advint que Thamous respondit : Je suis icy, que me

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