partie physique, qu’elle en paraît inséparable
mais aussi elle en est d’autrefois si détachée , » . ^
qu’on serait tenté de croire qu’elles n’ont riea de commun, '
. 11 est des hommes qui , dans les élans de leUT imagination , dans la sublimité de leurs conceptions, paraissent , pour ainsi dire séparés de leurs corps ; leur esprit n’y rentre que comme dans’une demeure où l’habitude .les ramène malgré' eux. Il en est ainsi de certains amans qui Jouissent hors d’eux-mémes, et pour lesquels la déhcatesse des affections et l’accord des sentimens composent les plus douces voluptés ; ces amans sont rares , mais il n’en existe pas moins de semblables ; et ce n’esjt pas une raison pour rire de leur supériorité, que de ne pouvoir y atteindre.
11 y a en amour un sens exquis dont il est permis de douter lorsqu’on n’en est pas doué , ou lorsqu’on n’a pas rencontré d’objets capables de le développe!^
Le vulgaire est aussi étranger à la déhcatesse de r amour qu’à la grâce et à la finesse du langage. '
La jalousie est à l’amour ce qu’un air actif est à la flamme ; s’il est modéré , il l’excite et l’anime ; s’il est trop violent, il produit du dommage et quelquefois un funeste incendie.