DE LA MÉMOIRE
La mémoire est un des plus précieux dons que la nature puisse faire à l’esprit : mais qu’est-elle sans le goût et le jugement?
11 y a des gens qui ont la mémoire des noms, des dates, d’autres celle des faits,* la première est plus brillante , la seconde est plus riche.
La mémoire est une faculté qui s’étend , qui s’enrichit par l’exercice et la méthode : elle s’éteint dans l'inaction et la paresse.'
11 y a tant de choses excellentes à retenir, tant d’autres qu’il serait heureux de pouvoir oublier , qu’on devrait être économe de ces tablettes sur lesquelles se gravent les évènemens et les maximes qui font la base du jugement.
Il est des professions où la mémoire est le principal, quelques-unes où elle n’est que l’accessoire.
Vouloir tout savoir, tout retenir; c’est le désir d’un insensé qui , pour étancher sa soif
veut absorber toute l’eau d’une fontaine qui coule sous ses yeux.
De tous les hommes , ceux qui paraissent, le plus dénués de mémoire, ce sont les favoris de la fortune. A peine sont-ils parvenus au plus haut degré d’opulence et de grandeur, qu'ils ont oublié ce qu’ils étaient et de quel point ils sont partis. A voir leur contenance , leur air de dignité, leur mépris pour tout ce qui ne brille pas comme eux , on dirait qu’ils n’ont jamais été ni bas, ni souples, ni intrigans; qu’une justice divine les a tout-à-coup placés dans le poste qu’ils occupent, et que, loin d’avoir à se louer de sa faveur, ils pourraient se plaindre des bornes qu’elle a mises à sa prodigalité.
Le goût et le jugement font souvent justice de toutes les sottises, de toutes lés futibtés qui occupaient dans notre souvenir une place qu’elles n’étaient pas dignes de conserver.
Que d’hommes gagneraient à échanger tout ce qu’ils ont retenu contre ce qu’il est nécessaire de savoir pour n’étre pas ridicules ou ignorans!
La mémoire donne dans le monde un grand avantage sur celui qui en est privé ; elle éblouit la médiocrité : mais il vaut encore mieux se
l3o SOWEMiRS
parei' de l’esprit des autres que d’avoir à rougir de sa nudité.
Un acteur qui n’est pas doué de mémoire , un orateur qui en manque , éprouvent uue privation d’autant plus pénible , qu’ils ont plus de talent.
Que deviendrait le mérite de certains naturalistes ou chimistes , si la vaste nomenclature dont ils ont surcliargé leur mémoire , venait à s’en effacer ?
On a imaginé des méthodes pour suppléer au défaut de mémoire : la plus sûre est de la restreindre aux études essentielles à sa profession.
• C’est souvent parce qu’on a l’ambition de }>araître savoir ce qu’on n’est pas tenu d’avoir appris, qu’on ignore ce qu’on devrait connaître. On ressemble alors à l’insensé qui a répandu d’excellentes semences dans le champ d’un autre , et néglige de fertiliser le sien.
On oublie rarement ce qui nous a vivement affecté; voilà peut-être la raison pour laquelle Hiomme qui, en vieillissant, est moins sensible aux événemeds qui le touchent , se souvient plus de ce qui lui est arrivé dans son enfance , que dans un âge avancé.
Que de vieillards dont le cœur n’est plus
DU spectateur français. l5l ëcliaufle que par des réminiscences I S’ils pouvaient perdre. le souvenir de leur jeunesse , ils seraient froids et raisonnables.
Les remords tiennent à la mémoire. Il est des hommes assez malheureusement nés pour oublier le mal qu’ils ont fait : ils sont tout étonnés qu’on les méprise pour des fautes dont ils ont perdu jusqu’au souvenir.
11 est des hommes si disposés à la bienfaisance , qu’ils oublient les services ^'ils ont rendus, et la reconnaissance lés étonné lorsqu’elle les en feit ressouvenir. '
Il est beau d’oublier une injure ,• mais c’est souvent parce que celui qui vous l’a faite craint que vous ne l’aj^ez pas oubliée , qu’il en ajoute une autre. V ■ <h. ..r
Rien ne nuit plus à la mémoire que là ni^ ditation : on dirait qu’il ne ftut pas trop réfléchir sur ce qui est, pour se souvenir de ce qui n’est plus. • : -
Les maladies affaiblissent ’phis la' mémoire que le jugement. Ne serait-'cé pis patce qu’elle tient de plus près à notre organisation J)byfiique, et qu’elle n’est pas un des caraétèrcfe distinctifs de la supériorité dé nblre espèce ? * C’est une belle image que celle du fleuvè dé l’oubli. Combien il serait à déteirer qu’aprcs
SOUVEKIRS
iSa
une grande révolution , tous ,ceux qui en ont été.victimes , pnssent y perdre le souvenir de leurs peines J de leurs tourmens, des injustices qu’ils ont éprouvées, et ensevelir dans son cours tous leurs sentimens de jalousie et de vengeance !
DE l’imagination.
Sans imagination , l’homme ne produit rien de neuf et de sublime. L'imagination ressemble à la flamme qui sort et s’élève d’un foyer^ elle éclaire encore plus qu’elle n’échauffe.
. Le jugement dénué d’imagination est un feu caché sous la cendre, il s’y conserve longtemps ; mais sa chaleur est si modérée , qu’on s’aperçoit à peine de sa présence.
L’imagination fait fermenter toutes nos idées ; elle met en mouvement toutes nos facultés, donne de l’énergie à nos passions, et anime jusqu’à notre langage. C’est par elle que l’homme est plus que lui ; elle pousse l’ame hors de son enveloppe pesante , et la sépare de la matière. Voulez-vous vous mettre en rapport avec l’homme à imagination, ne vous occupez ni de sa personne , jui de ce quj. le touche , ni de ce qui est près de lui ; cherchez à découvrir
DU SPECTATEUR FRANÇAIS. l35
la route que suit sa pensée , efforcez-vous de Ty précéder, alors elle se Complaira avec la vôtre : toutes deux rivaliseront de célérité et ,de sublimité. i
Cette imagination , dont on a dit tant de mal, qu’on a couverte de tant de ridicules] a plus éclairé le monde que toute la'raisort des hommes j elle a porté la lumière dans les abîmes et dans les cavernes, et.elle a franchi d’immenses intervalles, elle' à élevé l’esprit 'de l’homme jusque dans l’espace infini, et si elle ne l’a pas franchi, c’est qu’il n’ai point deUi-». mites. ■ . M
Le premier effort de l’ima^nation ,• ■ ce fut la découverte de la divinité. Si, comme nous devons le croire , cette grande vérité fat ré=- ^ vélée au premier homme' par -l’auteur dë sa création, son ingrate postérité la laissa tomber dans l’oubli, et ce ne fui que long-temps après qu’elle fut ressaisie par l’imagination. Mais dç combien de nuages n’était-elle pas restée enveloppée, sous combien de formes diverses l’ii. magination ne chercha*t-elle pas à la peindre^ que d’attributs différens ne lui donna- t-elle pas? Jamais la vérité ne fit plus naître d’er/éura et de mensonges.
Les premiers législateurs du monde furent
des hommes à imagination. Ce sont eux qni inventèrent la justice , qui donnèrent un frein k la vengeance , et soumirent les passions aux règles de l’équité; ce sont eux qui créèrent les sèrmens, qui firent intervenir les. puissances célestes daus les querelles, dans les pactes des mortels , et les prirent à témoins de l'innocence de lelir cause.
- Sans imagination, l’homme ne serait que ca q[u’il a été, ne ferait que ce qu’il a vu faire*, ne proférerait d’autres sons que ceux qu’il aurait entendus ; toutes ses fiicultés intellectuelles seraient bornées , comme celles des animaux , k l’imitation ; il ne saurait que fuir devant le fort., et immoler le faible à ses appétits dévorans. / i
J C’est à l’imagination que nous sommes redevables de tout 'ce qui embellit , de tout ce qui' décore la société ; c’est elle;qui a constitué plour' jamais l’espèce humaine, la dominatrice de toutes celles qui lui sont étrangères , qui a fuit du règne minéral et végétal k. propriété exclusive de l’koniïne.
L’imaginatibri a œla de beau , que tout ce qu’elle découvre , tout ce qu’elle envahit , elle le communique généreusement à l’ignorance et à la paresse ; â peine daigne-lrclle garder
Digilized by Coogle
DU SPECTATEUR FRANÇAIS. l35
quelque chose pour elle ; sa plus douce jouissance est de multiplier ses dons , et d’e'clairer toutes les routes qu’elle a traversées. Tantôt comme Orphée, comme Homère, elle exhale ses pensées, ses préceptes, ses maximes devant de nombreuses assemblées qu’elle attire par ses chants et d’in"énieuses fictions ; d’autres fois, semblable à Arclûmède, à Galilée, elle s’efforce de démontrer , par la seule puissance de la raison et l’évidence' du calcul, des vérités qu’elle a conçues ; il lui arrive de mettre la faiblesse à l’abri de l’oppression , de faire des conquêtes sur l’Océan , et d’y donner un asile à la liberté. Souvent l’ingratitude la punit de ses bienfaits, mais la gloire, qui est une de ses créations , lui ouvre son sein , et fait briller à ses yeux cette lumière d’immortalité qui la séduit et anime son courage.
C’est par l’imagination que, de nos jours, l’homme s’est emparé de la région des airs, a franchi l’Océan , comme l’oiseau porté sur les vents. Celui-là n’a point d’imagination qui ose assigner un terme à sa puissance et à scs progrès : mais nous , qui recueillons tant d’avantages de sa course hardie et quelquefois téméraire, plaignons-la de ses chûtes, pardonnons-
lui ses écarts, et ne la décourageons pas par nos sarcasmes et nos mépris.
DE l’envie.
L’envieux est doublement malheureux , puisqu’il l’est par le bien qui échappe à ses désirs , et par celui qui arrive aux autres.
Ce qu’un sot aurait de mieux à faire , serait de se montrer toujours bon :par quelle fatalité est-il presque toujours méchant , et se nuit-il ainsi plus qu’il ne veut nuire aux autres ?
L’air de bonté sied si bien à l’homme et à la femme, qu’il forme à lui seul une beauté jéelle.
Que de figures qui nous choquent, paraîtraient révoltantes , si certains traits étaient le sûr indice des passions dont ils porteraient l’empreinte !
Pour peindre la candeur , on place la vérité sur le bord de scs lèvres. Cependant, qu’il aurait d’ennemis , celui qui exprimerait à tous ceux qu’il connaît le sentiment qu’ils lui inspirent! Il en faut donc conclure que la dissimulation n’est pas toujours un vice , puisque la politesse nous en fait un devoir.
DÜ SPECTATETIIl FRANÇAIS. • iZ’J
11 ne manque à ceux qui se sentent humiliés à la vue des grandeurs et des titres magnifiques , qu’assez de courage pour s’élever audessus de cette pompe idéale , et de placer leur noblesse dans l’exercice des vertus.
De tous les diplômes^ il u’en est pas de plus honorables que ceux qui sont délivrés par la reconnaissance et l’estime publique. Que de têtes jadis couronnées ou chargées de la' tiare, sont enfoncées dans la poussière et l’oubb, tandis que celles de saint Vincent de Paul , de Fénelon , se soutiennent au. milieu des vivans , environnées d’une auréole que la postérité révère.
C’est- en s’occupant plus de mériter que d’obtenir , qu’on se montre encore plus digne de ce que la faveur nous refuse, que -de ce qu’elle nous accorde.
C’est souvent du jour où vous ' recevez la récompense de vos services et de vos talens , qüe l’on commence à vous en contester la réalité. Voilà pourquoi tant de gens oût plus perdu que gagné dans l’opinion publique , en. paraissant tout-à-coup les- favoris de la fortune. Tel brillait sous le titre de simple pasteur , qui s’est éclipsé sous la pourpre de cardinal. Que d’académiciens ont été tourmentés par
souvrifiRS
les serpcns de l’envie , dans ce fauteuil où la voix publique les avait portés, et dans lequel ils devaient au moins se flajter de sommeiller doucement !
DIT FATàLISME.
Le fatalisme est sans doute une erreur de l’esprit humain ; mais les évéïiemens sont si contraires à nos espérances , et nous sommes si peu sûrs de ce qui ferait notre bonheur , qu’au lion de nous épuiser en agitations et en désirs ambitieux, nous ferions peut-être mieux d’attendre notre destinée de l’avenir.
Les grandes révolutions font naître des réflexions bien diverses dans les esprits religieux on politiques. Celui qui voit une providence équitable présider à tous les événemens, s’humilie devant une justice sévère, qui punit successivement les nations de leurs crimes r la révolution française lui a para le châtiment’ d’un Dîen vengeur , qui a plongé dans le délire et la fureur un peuple présomptueux , assez aveugle pour lui contester sa puissance, et se parer de son incrédulité : il voit dans les malheurs del’Ëspagne jétdans ceux du Portugal,' une vengeance longue et tardive du sang versé
Bü SPECTATEUR FRANÇAIS. lîg
dans le Nouveau Monde ,* là cruauté de l’Africain qui vient d’immoler tant de blancs à sa fureur, ne lui parait que la juste punition des outrages faits pendant deux siècles à l’hutnaiiité.
Les pensées du publiciste prennent une direction différente : elles ne s’élèvent point audessus de l’espèce humaine ; il découvre dans l’imprévoyance , et dans de faux calculs l’unique cause de ses revers.
Le plus grand malheur pour un prince qui a perdu son trdne , c’est de ne pouvoir plus faire tout le bien qui dépendait de son autorité suprême ; et ce n’est pas toujours ce malbeurlà qui est le plus senti.
Le monarque dont les sujets déploreraient la chute, et auquel ils regretteraient de ne’ pltô obéir, ^ait plus auguste dans son abaissement que dans sa prospérité •, U aurait pour lui la dignité du malheur et l'intérêt qu’inspire üne noble infortune.
L’histoire nous a prouvé qu’il est plus rare de se montrer digne du rang qu’on a perdu , que de celui qu’on a conservé.
SODVEMRS
DE LA MÉTAPHYSIQUE ET DE l’oRIGTNE V DU LANGAGE.,
La métaphysique est un vaste champ qui est la propriété de tous les esprits , tous peuvent le parcourir, en user, en abuser, sans que nul autre ait le droit de s’en plaindre. LesSpinosa, les Descartes , les Mallebranche , ont joui de ce privilège dans toute sa j^lénitude. Cependant la prudence commande d’exercer cette faculté dans le silence de la méditation , de ne pas donner des hypothèses pour des vérités , et de ne pas franchir les barrières que l’ordre public et la politique opposent à la liberté de penser. Une des qucstions-qu’il est sans doute permis d’agiter , c’est celle de savoir s’il a existé une langue primitive commune à l’espèce humaine, ou SI chaque peuplade s’est créé un idiôme particulier pour peindre ses affections , ses désirs , et tous les objets soumis à son intelligence.
S’il m’était permis' de hasarder quelques idées sur ce sujet ^ je dirais que' toutes les langues ont dû commencer par des noms ou des substantifs exprimés par une exclamation rapide , tels c^\xefeu ,vent, ours , gare , mort.
DU SPECTATEUR’ FRANÇAIS. l4*
J’ajouterais que l’homine , plus occupé du soin de se nourrir et de protéger sa famille , que de l’entretenir de ses idées et de ses projets , fit d’abord moins usage de cette faculté de parier,
. dont la nature a doué son espèce j que la femme qui avait la charge de surveiller ses enfans , d’appaiser leurs querelles , de leur distribuer des alimens, d’écarter leurs importunités, et de les avertir des dangers que leur imprudence multipliait ; articula d’abord plus de sous variés pour exprimer ses craintes et ses agitations. Oui, ce fut du cœur maternel que s’échappèrent ces mâts doux et caressans dont- l’amour s’est depuis emparé dans toutes les langues. Mais lorsque les familles se rapprochèrent , lorsque les chefs eurent des intérêts communs à soutenir , leurs accens prirent plus de force et de véhémence , l’organe de la. parole acquit une plus grande volubilité pour suivre la rapidité des idées, les signes et le geste suppléèrent à peine à l’indigence des mots. Mais qu’il y a loin de là aux conjugaisons, aux adverbes, aux adjectifs et à tout ce qui constitue une phrase complète ou une période harmonieuse ! Rien ne démontre plus l’antiquité de la création, que la perfection’! des langues ; elles furent belles et riches dans
l«s contrées favorisées de la nature , telles que celles de l’Inde , parce que les hommes avaient moins de choses à faire et plus de sentimens à se communiquer. Leurs idées n^étaiont pas circonscrites dans un petit cercle de travail et de besoins, d’alTections pu de vengeance : le ciel était siLeau, la terre si fertile, les fruits si abondans, les fleuves si magniGques , que tous les sentimens s’exhalaient en amour, en admiration, en reconnaissance. Aussi place-ton dans cette antique contrée le berceau des sciences et des arts. C’est là que l’astronomie prit naissance , que les premiers hymnes se firent entendre,, que la beauté reçut les premiers hommages du coeur , que les solennités religieuses se revêtirent de toute leur pompe , et que l’âme des mortels se mit en rapport avec la divinité.
De grands accidens, des catastrophes dont la tradition s’est perdue dans la nuit des temps, ont successivement peuplé d’autres parties du globe. La diversité des climats, celle des alimens, la misère des individus, le sentiment d’effroi dont le plus grand nombre était frappé , et mille causes différentes ont effacé le caractère et le langage primitif des hommes : mais cette faculté d’articuler des sons
Dtl SPECTATEUR FRANÇAIS. l43
à Taide desquels ils communiquent leurs désirs et leurs pensées , ils ne l’appliquèrent plus qu’à leurs besoins respectifs , et la transmirent à leur postérité, qui la modiûa et l’étendit en raison de l’accroissement de ses idées et de ses affections.
Conjme ces rejetons des premières familles avaient les sens émus par de nouveaux objets, et qu’ils étaient agités par des intérêts biendifférensde ceux qu’ils àvaient originairement éprouvés; cette langue primitive ne fournissait plus d’expressions pour caractériser des peines, des regrets, des privations, des terreurs jusqu’alors inconnues. Chaque peuplade fut donc contrainte d’imaginer un idiome, qui fut pluslent ou plus rapide , plus expressif ou moins animé , en raison de la variété du climat et de la constitution des individus. Le nombre incalculable des siècles , les éclunges , les relations de commerce, les guerres, les prisonniers transformés en esclaves, apportèrent à chaque langue de nouveaux tributs et l’assujettirent à des règles qui en ont formé une grammaire plus ou moins parfaite. 11 est peut-être réservé à l’avenir d’en faire triompher une qui sera la dominante , au moins dans l’Europe. Alors toutes les autres auront le sort du grec et du.
latin qui ne doivent plus leur existence prolongée qu’aux productions du goût et du génie qui en constituent la richesse et le prix.