‹ Les méditations et souvenirs du spectateur francaisChapitre 72 sur 95 · RÉGIME ÉTRANGE DE DEUX PUBLICISTES · texte numérisé non relu

RÉGIME ÉTRANGE DE DEUX PUBLICISTES

Un homme de lettres qui avait figuré • temps dans les assemblées nationales , et dont les forces étaient épuisées par les orages de la révolution , disait un jour à l’un de ses anciens collègues : Je ne vis plus que par curiosité, — Et mol , lui répondit-il , je ne vis plus que d’espérance. Quelle est donc la vôtre , répliqua le premier ? Celle de voir tous ceux qui s’efforcent de renverser la loi constitutionnelle de l’état, 'reconnaître leur impuissance et s’attacher à la réalité, après s’étre long-temps égarés dans des chimères. — Vous vous flattez donc, repartit son adversaire , de survivre à tous ces anciens bénéficiers qui reposaient si mollement dans une opulente oisiveté, à tous ces grands propriétaires de fiefs qui regrettent les liommages qu’on leur rendait, et se croient dégradés parce qu’ils n’ônt plus de vassaux. Ignorezvous qu’il y a dans certaines familles une tradition de vanité et de préjugés qui se perpétue

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de géne'ration en génération. — Parce qu’il existe, reprit l’homnie de l’espérance , dans un état , quelques individus qui ont un signe de difformité que tout l’art delà chirurgie ne sau> rait faire disparaître , cela n’empéche pas que si le plus grand nombre est régulièrement conformé, la population n’offre un ensemble agréable et régulier. En faut-il davantage pour l’honneur et la prospérité de la France

Cette objection n’ébranla pas l’incrédülité du curieux publiciste qui s’écria : eh bien ! je désire encore vivre quelques années de plus, pour vous prouver que vous ne vous nourrissez que d’illusions;

RÉFLEXIONS SUR l’ÉTAT ACTUEL DU CLERGÉ

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