DE FAUSSES ALARMES
‘ Une censure mesurée qui a le caractère de l’impartialité prouve plus d’estime et d’intérêt qu’un éloge indiscret qui ne fait qu’irriter la
Dü SPECTATEUR FRANÇAIS. 35 7
liainc. C’est ce qu’aurait dû sentir un général qui brilla d’un .vif éclat avant et pendant les premières anue'es de nttre révolution, qui, depuis, pay^ bien cher sa célébpité passagère, qui opposa une graiïdc force d’âme à l’adversité, qui eut à *vaincre bien des obstacles, à lutter contre bien des haines et des préventions pour arriver à la chambre de nos députés. II. y esteufré précédé de l’expérience, il sait que cet arbre qui fleurit, qui p’ortc de si beaux fruits en Amérique, ne peut prendre racineen France; que le breuvage qu’on a voulu offrir au peuple l’enivre et lui est plus funeste que celui que Circé fit avaler aux mallieureux compagnons d’Ulysse. S’il est, comüic ôn le prétend, jaloux de la liberté et do l’indépendance, qu’il le prouve en se montrant lui-même indépendnnt de tous les partis, qu’il ne s’engage dans aucune coalition contre le ministère , qu’il réserve toutes ses forces pour le combattre lorsque sa conscience l’avertira de ses erreurs.. Il a juré* d’être fidèle à la charte : l’honneur est la suprême loi d’un chevalier français, il lui prescrit de la défendre de toutes atteintes; un député qui ne la maintient pas de toute sa puissance manque à l’honneur; c’est unVrançais âéloyal, et il encourt le.reproche de se montrer
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parjure. Celui dont dqus parlons ne s’exposera point sans doute à cette dégradation; il |ustificra par*sa modéraliofl^, les électeurs qui l’ont honoré de leurs suffrages; et puisque l’esprit de conquêtes a enflammé’ sa jeunesse, il s’occupera dans sa maturité de reéouquérir l’estime générale et de désarmer ses ennemis, (i)
DE l’injustice de quelques écrivains envers