‹ Les méditations et souvenirs du spectateur francaisChapitre 79 sur 95 · UN* GRAND ROI · texte numérisé non relu

UN* GRAND ROI

'Lorsque j’entends déprlser un monarque tel que Louis XIV, et lui contester le surnom de

\(i) Combien i’homme dilK're quelquefois de lui-

lUèm^e ! Qui pouvait prévoir que le général qui fitemprisonner quatre commissaires de l’assemblée le'gislative, parce qu’elle lui prescrivait de ne plus, obéir qu’aux, ordres qui émaueraient d’elle , qui ne se sépara de son armée que parce qu’elle refu-^a de le suivre pour délivrer Louis XVI de son odieuse captivité, oublierait * ce qu’il doit à son nom, à scs titres au point de lutter presque seul en faveur des régicides?

Ail ! •;u’il réserve toute sa pitié pour quelques-uns de ( e.i exilés dont les mains n’ont point trempé dans le saug d’uiie auguste victime, qui n’ont été égarés que par un euthouèiasme aveugle et par l’excès.^ de la reconnaissance envers leur bienfaiteur.

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Dü SPECTATEpR FRANÇAIS. 359

f5[i'aif(l par la r.aison qu’il a paru voir tout l’dtat PU lui, qu’il a laissé échapper de sa bouche des paroles trop superbes; qu’à des époqyes de {,doirc et de puissancq il ne lui est pas venu en pensée d’admettre le peuple qu’il gouvernait en partage de sa souveraineté , j’aimerais autant qu’on refusât le titre de savant à tous les beaux génies de l’antiquité qui n’ont pas > saisi les grandes vérités que Newton a depuis démontrées.

Il est des erreurs si douces, des illusions si séduisantes pour ceux qui en ont été nourris, que cette seule réflexion devrait nous rendre plus indulgens à l’égard des hommes qui s’y complaisent et qui ont tant de peine à s’en détacher.

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