XIV PRÉFACE
afin de ne pas leur attribuer une signification sophistique, propice à la confusion. La physique-mathématique et la théologie s'occupent de réalités qui sont susceptibles de manifester leur présence sous des formes adaptées à nos facultés actives; tous les hommes, en se soumettant à un apprentissage convenable, peuvent parvenir à réaliser des expériences qui, lorsqu'elles atteignent une parfaite exécution, ne laissent subsister aucun doute dans leur esprit; ce qui diminue la valeur de la science, diminue aussi la valeur de la religion. Cette dernière constatation sert beaucoup pour l'étude des idéologies contemporaines. L'Eglise a combattu, sans trêve, les subjectivismes qui ont été proposés comme applications de la Critique de la raison pure, parce qu'elle les a regardés comme ruineux pour sa dogmatique; les positivistes, qui auraient bien voulu enfermer nos connaissances dans les barrières des manuels, s'étant mis en tête de créer un hypercatholicisme, le composèrent d'une administration des intelligences, de cérémonies et de saint-sulpiceries littéraires; on ne doit pas être surpris si Boutroux