PREFACE XV
a été accusé de professer une philosophie déliquescence de la religion (cf., dom Besse, Les religions laïques, pages 98-iOO), car sa philosophie de la nature [sinon dans les formules qu'il emploie, du moins dans l'interprétation que lui donnent ses disciples) est passablement déliquescente. Bergson a rendu un grand sernice à la cause de la vérité en écrivant: « Pourvu que l'on ne considère de la physique que sa forme générale, et non pas le détail de sa réalisation, on peut dire qu'elle touche à l'absolu » (Evolution créatrice, page 216); les écrivains catholiques auraient dû conclure de cette sentence que la nouvelle métaphysique admet la possibilité de l'absolu théologique ; mais par une singulière aberration quelques-uns d'entre eux ont accusé Bergson de « blasphémer l'intelligence ! ».
Examinons maintenant comment les choses se présentent à l'esprit de cette fraction de la bourgeoisie française, dont la pensée a toujours puisé beaucoup de ce qu'elle possède de meilleur à des sources juridiques. La gloire de nos Parle-