‹ Les mefaits des intellectuelsChapitre 23 sur 44 · PREFACE XXVII · texte numérisé non relu

PREFACE XXVII

monter subitement aux premiers rangs de la société; un grand bouleversement pourrait encore provoquer une de ces fâcheuses recrudescences « de la thaumaturgie, de la médecine miraculeuse, du culte des idoles bariolées » qui ont tant fait souffrir Salomon Reinach (Orpheus, page 35), si des hommes, ayant le génie de l'apostolat, ne faisaient comprendre au peuple que le catholicisme est un résidu de grossières superstitions, devenu inconciliable avec l'état actuel des lumières (Cultes, Mythes et Religions, tome III, page vi, page xv, page xviii). En composant Orpheus il a donc voulu rajeunir la polémique voltairienne, en utilisant tous les faits que l'archéologie a découverts de notre temps, en interprétant les vieilles croyances d'une manière plus vraisemblable qu'on ne le faisait au xviii^ siècle, en appréciant équitablement les services rendus par les religions dans le passé. Beaucoup de critiques {comme le P. Lagrange, dans Quelques remarques sur r Orpheus) ont été scandalisés de voir Salomon Reinach mêler des hypothèses infiniment hasardeuses à des résumés de sérieux mémoires

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