‹ Les mefaits des intellectuelsChapitre 26 sur 44 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

l'humanité la plus élevée a été réalisé par la bourgeoisie bien entraînée aux sports; aujourd'hui Boutroux, s'inspirant de l'auteur de L'expérience religieuse, écrit : « Lorsqu'il s'agit de génie et de grandeur, il faut avouer que la santé ne suffit plus. Tout ce qui se fait de grand chez l'homme, être médiocre, suppose, Pascal l'a bien vu, une rupture d'équilibre. Nous ne saurions critiquer en principe, dans la méthode de Pascal, le recours à l'ascétisme par où l'homme, s'il sait en user, parvient à dépasser l'homme » (Foi et Vie, 16 janvier 1913, pages 35-36).

Mais que faut-il penser de la pratique de Pascal ? Je doute fort qu'il ait été parfois (( détourné de la voie qui convient à l'homme, ainsi que le suppose Boutroux, par [la] fantaisie de vouloir exceller en tout)); le grand chrétien qui nous a livré le fameux entretien connu sous le nom de Mystère de Jésus, avait bien le droit de se croire appelé à recevoir des communications surnaturelles ; il était donc convenable qu'il cherchât, par tous les moyens qu'il concevait, à rendre son âme digne de ces

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