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œuf res qui n'étaient ni de lui ni* de son temps ; qu'il avait joint, d'autre part, des notes trompeuses à des œuvres authentiques; enfin qu'il ne S'était pas assez inquiété de reproduire les textes offerts par les meilleurs manuscrits. La première critique de cette édition parut en 1759, dans le tome XI de l'Histoire littéraire de la France. Les savants auteurs de cette Histoire si recommandée, ayant à censurer un de leurs confrères en religion, se sont acquittés de cette commission délicate avec le plus scrupuleux respect de toutes les convenances ; ils ont néanmoins dénoncé toutes les erreurs qu'ils avaient reconnues. Mais il en restait beaucoup d'autres à reconnaître. C'est ce que prouva quelques années après, en 1767, uo religieux augustin, Xyste Schier, auteur de dissertations généralement estimées, dans un* écrit intitulé : Dissertatio de HiU deberti Operibus, eorum genuinitate, integritatc, editionibus, etc., etc. ; Vienne, in-4°. C'est ce qu'a prouvé mieux encore, en Tannée 1841, notre vénéré confrère, M. Victor Le Clerc, dans les notes et les remarques qu'il a faites sur le tome XI de VHistoire littéraire, pages 20-26 de la seconde édition.
Aiijsi voilà bien des travaux sur Hildebert. Cependant M. Le Clerc déclarait lui-même, en achevant ses doctes . remarques, qu'il laissait encore plus d'une
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question à résoudre. C'était nous imposer le devoir de recommencer une enquête dont les résultats n'avaient pas complètement satisfait Son jugement circonspect.
Ce devoir, nous avons essayé de le remplir, du moins en partie. On a déjà partout signalé, dans le volume publié par Beaugendre, des^ attributions douteuses ou fausses. Mais la portion de ce volume dont l'étude réclamait l'attention la plus curieuse est précisément celle qu'on a le plus négligée. C'est la portion qui s'étend de la col. 1309 à la col. 1370, et contient les Mélanges poétiques d'Hildebert : Carmina misceltahea tam sacra quam moralia. Nous nous sommes donc particulièrement proposé d'étudier de nouveau ces Mélanges. Notre examen portera d'abord sur les pièces éditées sous ce titre par Beaugendre. Nous parlerons ensuite des pièces de même nature qui manquent dans l'édition de Beaugendre, mais qui sont imprimées ailleurs comme* étant d'Hildebert. Nous ferons enfin connaître un assez grand nombre d'opuscules semblables, moins moraux toutefois pour la plupart, les uns imprimés, les autres encore inédits, et que des copistes, des critiques anciens ou • modernes, ont mis au compte de l'illustre évêque. Voilà notre matière et le plande notre travail. On n'exigera
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pas de nous une réponsa décisive à toutes les questions, car on sait que,' dans les manuscrits du moyen âge, les petits poèmes sont généralement anonymes. Nous devrons donc bien souvent nous en tenir à déclarer que les éditeurs, les copistes, les critiques, trop soucieux d'honorer le nom d'Hildebert, ont mis à son avoir, sans aucune preuve, des vers dont l'auteur est inconnu. Mais nos recherches n'auront pas été, même en ce cas, inutiles. En toute chose il est bon qu'on sache quand on doit non pas croire, mais douter.
LES
D'HILDEBERT DE UVARDIN.