‹ Les mélanges poétiques d'Hildebert de LavardinChapitre 80 sur 118 · XIII. De nova legs veterem abrogante · texte numérisé non relu

XIII. De nova legs veterem abrogante

Voici les vers auxquels nous donnons ce titre, le manuscrit d'où nous les tirons n'en ayant pas :

Hostia legalis transit, res tacta figuris Ostentatur, ovem fugat agnus, gratia legem.

(1) Voir le chapitre précédent, art. 42.

(2) Au même chapitre, arl. 28.

D'HÏLDËBEBT Ï>E LÀVARDtN 171

Sol orierts lunam, lux noctem, res prenait umbratn, Gratia legis onus, posuitque jugum levé Christus. Significata raanent cum significantia cessant. Quidquid erat veteris exclusit homo veritatis; Igné crucis coquitur; cruce crux, ignis périt igné; Corpore nos satiat, lavât unda, sanguine potat. Jaffi non per Moysen agnus populo datur assus ; Agnus adest Christus pro nobis in cruce passus, Gratia sucoessit, disparuit illa vêtus iex, Et mundo nova lex, nova lux, novus enituit rex. Ergo legem lex, agnum novus agnus abegit ; Quodque figurabat vêtus hoc novus ille peregit. Jamjatn desistit pecudes mactare minister, Postquam mactandus venit plus ille raagister.

Ces hexamètres rimes ou léonins, ont été publiés parHommey; Supplem.Patr.,\>. 469. L'édition étant fautive, nous avons reproduit le texte qui se lit au fol. 69 du n° 564 de la Bibliothèque nationale. Dans le manuscrit comme dans l'imprimé, ces vers obscurs, tourmentés, dépourvus de toute harmonie, portent le nom d'Hildebert; mais le manuscrit, étant du xm siècle, n'a pas beaucoup d'autorité. Si, toutefois, les premiers sont vraiment d'Hildebert, les huit derniers appartiennent au quatrième paragraphe du poème sur l'Eucharistie dont Pierre le Peintre est l'auteur reconnu. (I, n° xlvi).

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