I. — De prohibais amoribus
Celle qui se présente d'abord à nous, au fol. 321, est sans contredit la plus inconvenante. Gomme elle n'a pas de titre, nous lui donnons celui-ci, dont les termes vagues n'offenseront personne. Mais, pour la faire connaître, il faut la transcrire, puisqu'elle est inédite :
Cum peteret puerum Saturnius, Iphis Iantha, Cœtus ait superum : « Scelus est. » Illud voco culpara. Quo prohibente nefas, ludum ridente virorum, Altéra fît juvenis, fît femina neuter eorum.
Si scelus esset idem, sententia cœlicolarum Alterutrum transformaret, neutramve duarum.
Cette épigram me nous est encore offerte par le n* 13343 (fol. 104) de la Bibliothèque nationale, où elle suit immédiatement une autre plus haut citée : De brevi subsistentia hominis (1). Le copiste paraît donc avoir supposé qu'elles sont du même auteur. Mais nous
(t) Voir au chapitre premier, art. lf!\
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voulons croire que, s'il a fait cette supposition, il s'est trompé. La distinction du poète et sa décision atténuative, illtidvoco culpam, sont tellement révoltantes, que ce poète ne peut être Hildebert. S'il s'est rencontré, dans le xn e siècle, des gens qui ont eu l'impudence d'avouer leur penchant pour ces amours illicites ou d'excuser celui des autres, ces amours ont été très vivement flétries en deux pièces dont Hildebert est Fauteur probable. Nous avons précédemment cité Tune de ces deux pièces (1). Nous oiterofls l'autre un peu plus loin . .