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e-jus. e u o u a e.
Dec psaumes, Des antiennes et Des répons.
Laudâ-te nomen Domini, laudâ-te servi Dômi-num
Psallam De-o me-oquândi-u e-ro. e u o u a e. /// Quadra±
v° et vi°.
De-us, De-us me-us réspice in me. e u o u a e.
Benedïctus Dôminus De-us me-us. e u o u a e.
VII° et VIII°.
I B ■ tTm — i — i ■ ■ , ■
Desiderat anima me-a ad te De-us. e u o u a e.
Jubi-làte De-o omnis terra, psalmum dïcite nô-mini
e-jus. e u o u a e.
Bonum est confiteri Domino De-o nostro. e u o u a e.
Dixit Dôminus Dô-mino me-o : Sede a dextris me-is
Xlzs mélotries grégoriennes.
Magna opéra Dômi-ni. e u o u a e.
s rir *■!+**
ITT
Miséricors etmise-râtor etjustus Dôminus. e u o u a e
Sit nomen Dômini benedïctum in saecula. e u o u a e.
Fi-at Domine aures tu-ae intendéntes in voce ora-
ti-ônis me-ae. e u o u a e.
In salïcibus in médi-o ejus suspéndi-mus 6r-gana
nostra.
Effûndam in conspéctu tu-o precem me-am Domine,
libéra me.
Analogie en 1 7-e le Grégorien et l'Ambrosien.
Nous n'avons pas à faire remarquer l'analogie que présentent quelques-unes de ces Antiennes avec celles qui correspondent dans le Psautier romain; elle est surtout frappante, si
Des psaumes, Des antiennes et îies répons. 249
l'on fait attention à la leçon des manuscrits grégoriens, qui par exemple pour l'Antienne du Psaume 131 porte cette modulation encore ambrosienne :
Et omnis mansu- e- tûdinis ejus.
On l'a régularisée dans beaucoup de livres de cette façon
Et omnis mansu- etûdinis ejus.
Ce qui n'a plus la même saveur d'antiquité, ni le même charme.
Lorsque des Psaumes ou des Versets se chantent soit avec Antienne, soit en manière de Répons, il est nécessaire, pour en apprécier le caractère mélodique et en comprendre les règles, de les considérer comme ne faisant avec l'Antienne ou le Répons qu'une même suite.
Ainsi pour ce qui est d'abord du chant avec Antienne, celleci doit s'enchaîner avec les Versets de telle sorte que l'on passe du Verset à l'Antienne et de l'Antienne au Verset avec le plus de naturel possible. On sait que le Verset du Psaume dans le chant grégorien se chante sur la dominante qui varie selon les Modes. Partant de la finale de l'Antienne pour monter à cette dominante la voix les relie l'une à l'autre au moyen de ce que l'on appelle X Intonation comme on le voit au tableau suivant :
Intonation.
Finale. Intonation.
Finale.
Mcx!
4e Mode.
Mod<
m— LJ
Finale.
Intonation.
Finale. Intonation.
Mole.
5e Mode.
S* Mode.
Finale. Intonation.
3e Mode.
Mode.
Intonation.
Finalt
Intonation.
Finale. Intonation.
Finale. Intonation.
Ton irrégulier.
Chaque Psaume fait avec son Antienne un même corps.
Inton
des Psaumes.
T±t% mélodies grégoriennes.
Différences ou terminaisons psalmo-
diques.
On remarque ici une différence entre l'intonation du troisième Mode et celle du huitième, composée cependant des mêmes degrés. Cette différence consiste en ce que dans le troisième Mode l'ascension du la à Y ut se fait au moyen d'une ligature, qui ne se retrouve plus au huitième Mode, où la voix au contraire procède syllabiquement. La raison en est que dans le huitième Mode l'Antienne finit en sol et dans le troisième en miy et qu'il serait dur de monter de cette note jusqu'à Y ut sans ligature, tandis qu'en partant de sol l'ascension par degrés syllabiques n'offre pas la moindre difficulté.
Il faut aussi, dans quelque ton que l'on chante le Psaume, que le Verset se termine de manière à amener naturellement le commencement de l'Antienne avec lequel il s'enchaîne. Comme les Antiennes ne commencent pas toutes de la même manière, la terminaison des Versets, dans la plupart des Modes, varie en conséquence de diverses manières; voici dans chaque Mode les principales terminaisons que les anciens appellent différences :
Mode.
Seculôrum. Amen. e u o u a e Similâbo.
•J-rV
nge serve bo-ne. A bimâtu
S fcy
Ave Ma-rl- a. e u o u a e. Estôte fortes. e u o u a e,
Vo-lo Pater. Va-do. e u o u a e. Exi cito.
2e af — a a a-
Mode. Jl
e u o u a e. Remânsit pu- er Jésus.
Des psaumes, lies antiennes et Des répons. 21
3e Mode.
e u o u a e. Dum esset Rex. e u o u a e.
Quando natus es. e u o u a e. Domine mi rex,
Mode. V
e u o u a e. Laus. e u o u a e. O mors.
a e. Fidéli
-a. e u 0 u a e. Prophéta magnus.
re i
5 r Mode. '-
Sôlvite templum hoc.
Mode
Regâli.
/ ■ Mode
' ft.
e u o u a e. Dirupïsti. e u o u a e. Pu- er.
e u 0 u a e. Ecce sacérdos magnus. e u o u a e.
Dixit Dôminus.
lies mélootes grégoriennes.
Mafia ii tes.
ta ■ ■ a
Q« ■ ffl
Mnrlr-
e u o u a e. Be- âtam me dicent.
E- ûntes i- bant.
Tnn
inxïuHcr B B B 0
B Pb-
Nos qui vïvimus.
On rencontre d'autres différences encore dans les listes que nous ont données Bernon, Aurélien, Hucbald, Réginon, Gui d'Arezzo, etc. : plusieurs d'entre elles, ayant un caractère trop suspensif pour être employées sans que l'Antienne suive immédiatement, sont à cause de cela tombées de bonne heure en désuétude.
La médiante n'est pas soumise au même genre de variations que la terminaison : elle se modifie, et encore légèrement, sous l'influence de l'accent tonique, d'après les règles que nous allons ici résumer aussi brièvement que possible.
Voici d'abord la formule des médiantes pour chaque mode :
hris
et nunc et semper.
*fr
OU
i° Dans chaque formule la note pénultième du chant doit coïncider avec celle des deux avant-dernières syllabes qui porte l'accent tonique.
Des psaumes, &es antiennes et Des répons.
in te sperâvi.
Exemples :
in te sperâvimus
in te sperâvi,
in te sperâvimus.
Toutefois lorsqu'à la médiante des deuxième, cinquième et huitième Modes, il se rencontre un monosyllabe ou un mot hébreu ayant l'accent sur la finale, la note pénultième du chant correspond à ce monosyllabe ou à cette finale, et y demeure suspendue, de façon à ce que la dernière note du chant est supprimée : c'est ce que l'on appelle une médiante rompue.
indûtus est.
De- us Isra- él.
Midiantes
rompues.
Lorsque la médiante des autres tons finit par un mot hébreu, on traite celui-ci comme s'il était accentué à la manière latine, c'est-à-dire accentué sur la pénultième ou l'antépénultième.
On ne compte pas non plus l'accent du monosyllabe final.
OH
De- us Isra- el,
et exâudi me.
S'il arrive, dans ce dernier cas, que le monosyllabe soit précédé d'un mot accentué à la pénultième, il n'y a pas alors de syllabe accentuée sur laquelle on puisse appuyer la note pénultième de la modulation. Faute de mieux, on prend la syllabe qui a le plus de valeur après l'accent, c'est-à-dire la finale.
Rien ne pourrait motiver
Hn
laetâbitur rex,
laetâbitur rex,
2° Dans certaines médiantes, à savoir celles des premier, troisième et septième Mode, la formule commence par une élévation de la voix à la quatrième note à partir de la f\n. Il faut remarquer
Anticipations.
lies méloûtes grégoriennes.
que cette élévation de voix constitue une sorte d'accent musical, indépendant du reste de la formule : c'est pourquoi on peut l'anticiper pour le mettre d'accord avec l'accent du texte, de façon que si la syllabe à laquelle correspond régulièrement la quatrième note dont nous parlons, c'est-à-dire la seconde syllabe avant celle que nous avons dit devoir coïncider avec la note pénultième de la formule, vient dans le mot après l'accent tonique, on anticipe l'élévation de la voix sur cet accent.
Kr-— r
hbr
Domino me- o. stéri-lem in domo.
et non pas :
-bi
Domino me- o.
stéri- lem in domo.
Selon le besoin, les mots hébreux sont traités tantôt à la manière latine, tantôt selon les règles de l'hébreu.
fc
Lauda Jérusalem Dôminum.
Qui régis Isra-él intende,
Les règles que nous venons de donner à propos des médiantes des premier, troisième et septième Modes sont applicables à la terminaison du cinquième et du septième.
Nous trouvons ces règles généralement observées dans les anciens monuments; il faut avouer cependant que nos pères les ont parfois négligées et ne se sont pas toujours fait une loi aussi absolue de n'élever jamais la finale du niot. Dans un chant des Psaumes un peu rapide, cette loi peut amener en effet une certaine gêne. De plus, dans les Psaumes de l'Introït, et par conséquent dans le ton solennel propre aux Cantiques Evangéliques, la modulation présente des groupes de notes qui exigent ou permettent un rhythme plus indépendant du texte.
Des psaumes, Des antiennes et Des répons, 255
Le ton des Psaumes à l'Introït dérive du ton ordinaire, comme les deux exemples suivants suffiront à le démontrer :
Mode. ■-
-tt—m-
Eructâvit cor me-um verbum bonum, dico ego opéra
me- a Re- gi.
Eructâvit cor me- um ver-bum bo-num, di-co ego
afin
opéra me-a Re- gi.
Mode.
Eructâvit cor me-um verbum bonum, dico ego opéra
me- a Régi.
Eructâvit cor me-um verbum bonum, di-co ego opéra
me- a Régi.
En faisant la même comparaison dans le quatrième Mode, on comprend combien est fautif le b mol introduit dans les livres modernes aux Introïts de ce Mode.
Le si, qui est naturel dans la psalmodie ordinaire du quatrième, est répété au ton solennel, comme le ré dans celle du huitième, et doit par conséquent rester naturel.
Rapport
entre le ton des l'erse l\a l'Introït et celui (/,•> J\ tûmes de l'Office.
Le B dans la psalmodie du quatrième M
Hts miïoUts grégoriennes.
Terminaisons des Versets aux Introïts.
Répons.
Eructâvit cor me- um verbum bonum,
E-ructâvit cor me- um verbum bonum.
En bémolisant cette note si on altère gravement la mélodie; et c'est ici surtout qu'Elie Salomon, dont nous avons cité les paroles indignées à propos du à mol dans les Leçons, aurait raison à ce qu'il semble, de crier au scandale.
Il y a aussi pour la terminaison du Psaume dans les Introïts, des différences en rapport avec les premiers mots de l'Antienne. Seulement elles sont moins nombreuses, et ne peuvent plus être usitées qu'avant la reprise de l'Introït, aux mots Amen.
En voici deux exemples :
ie
Mode.
Jr
secu- lôrum. A- men. Gaude- âmus.
Mode.
eu ou a e.
Ad te levâvi,
A chaque page du Graduel et de l'Antiphonaire grégorien, on remarque le même soin à tout harmoniser selon les règles du goût le plus délicat, de façon à ce que non-seulement chaque phrase prise isolément coule avec ce naturel et cette limpidité qui sont le cachet des œuvres à la fois simples et belles, mais qu'elles se succèdent et s'enchaînent les unes aux autres toujours avec aisance et douceur.
Sous ce rapport, les Répons soit ceux de Matines, soit celui de la Messe, appelé Graduel, ne sont pas moins bien composés que les Antiennes. Les Versets, même dans les riches vocalises du Graduel, conservent un caraétère récitatif très marqué. De même que pour les Psaumes et les Antiennes, la fin des Versets s'agence soit avec le corps même du Répons, soit avec la reprise ou réclame d'une manière toujours simple et naturelle.
Des psaumes, Des antiennes et Des répond
Peut-être serait-ce ici le lieu d'exposer la théorie des Modes de la musique grégorienne. Mais pour l'approfondir, il nous faudrait entrer dans des explications plus spéculatives que pratiques, et plus longues que ne le comporte le cadre de cet ouvrage. Contentons- nous de quelques observations.
La loi des Modes dans le chant n'est que l'application à la composition musicale de la loi d'unité nécessaire à toute œuvre d'art. L'unité mélodique d'un morceau de plain-chant résulte principalement de deux choses : de ce qu'il y a dans ce morceau i° une note principale de récitation, autour de laquelle la voix aime de préférence à se mouvoir : c'est ce que l'on nomme la dominante, et 2° une note principale de cadence, sur laquelle la voix vient de préférence se reposer : cette note est la finale. Dans les récitatifs proprement dits, il y a, comme nous l'avons vu, diverses dominantes et diverses formules de cadences, qui permettent d'établir, pour ces récitatifs mêmes, une certaine classification, sans que toutefois on puisse les ranger dans des Modes très caractérisés. Les Antiennes et les Répons, surtout en ce qui concerne les cadences, présentent moins de vague, une allure mélodique plus appréciable, un Mode ou manière d'être plus facile à déterminer ou à classer.
On sait que les théoriciens distinguent communément huit Modes, ayant pour finales et pour dominantes respectives celles que nous représente le tableau suivant :
Modes grégoriens.
Inale.
Dominante.
Finale.
Dominante.
RE
LA
OU
LA
MI
RE
FA
OU
LA
UT
MI
UT
ou
SI
SOL
Ml
LA
ou
SI
MI
UT
ou
UT
SOL
FA
LA
ou
Uï
MI