‹ Les mélodies grégoriennes, d'après la traditionChapitre 7 sur 34 · CLEF DE W · texte numérisé non relu

CLEF DE W

ou

rotundum.

B durum

ou quadratitm.

XIe siècle.

XIIe et XIII*

siècles.

fP

XIVe et XV«

siècles.

Musique moderne.

Notation Gothique.

XIe siècle.

fft

XII6 et XIIIe

siècles.

XIVe et XVe

siècles.

Musique moderne.

©Dascs attende* ^ts neumes.

La lettre F est celle qui a subi les altérations les plus notables. Elle se compose régulièrement d'un trait vertical, d'où partent à droite deux barres horizontales: l'une au sommet, l'autre au milieu. Le trait vertical, surtout dans la notation latine, s'est arrondi, jusqu'à devenir le demi-cercle qui forme le corps de la clef de/a dans la musique moderne. Les deux barres horizontales, dans certains pays, se sont transformées en de simples points, losanges pour le plain-chant, et ronds pour la musique; ailleurs elles se sont au contraire liées, ou à la manière d'un C ou à la manière d'un 5. Celui-ci s'emploie également seul, sans le trait vertical, pour exprimer la clef de fa. La forme donnée à la clef de sol dans la musique, présente une analogie frappante avec le G gothique ornementé, que l'on voit dans le deuxième tableau de la page précédente.

Quant aux neumes, la forme que nous leur donnons est la plus régulière en même temps que la plus ordinaire : celle qui permet de lire plus facilement les différentes sortes de manuscrits appartenant au même genre d'écriture.

Dans chaque genre de notation, il se présente en effet des particularités plus ou moins importantes qui distinguent tel ou tel manuscrit, ou du moins telle ou telle classe de manuscrits. Ces particularités consistent en ce que certains groupes sont écrits diversement, et souvent aussi en ce que certaines nuances d'exécution sont représentées par des neumes qui, non-seulement diffèrent pour le mode d'écriture, mais ne sont pas en réalité les mêmes. Ajoutons cependant tout de suite, pour que l'on ne croit pas qu'il y ait dans les manuscrits des variantes sérieuses, que ces neumes différents sont toujours analogues et donnent pour l'oreille un résultat presque identique.

Il en est des formes de notation dans les manuscrits, comme des formes d'écriture; elles peuvent varier non-seulement selon les époques, mais aussi selon les habitudes et quelquefois le caprice des copistes. De plus, les neumes ne sont pas toujours transcrits par des copistes de profession, mais par des notateurs qui semblent avoir travaillé pour eux seuls. On les lit cependant, quand on est bien au fait des neumes et des mélodies, a imme on lit un texte mal écrit quand on connaît bien la langue. parce que les lettres mieux formées font deviner les autres.

t lefdt f;

Diversité •s icritu-

lit& méioùtes grégoriennes.

Dans la série des signes qui commence au bas de cette page et se poursuit au sommet de la suivante, nous allons du plus simple au plus composé. La liste pourrait être plus complète; mais telle que nous la donnons, elle fera suffisamment comprendre la manière dont chaque signe va se modifiant dans le cours des siècles, sans altération substantielle, jusqu'à l'époque où les groupes se désagrègent et bientôt disparaissent, pour être remplacés par les notes du plain-chant moderne; où il n'y a plus trace de formules, mais des notes uniformément juxtaposées les unes à côté des autres. Nous ajoutons au bas de nos tableaux ces points carrés qui sont venus si malencontreusement se substituer, dans les livres actuels, aux beaux neumes grégoriens.

Notation Latine.

Neumes ordinaires.

Transformations des neumes latins.

Xfl

PUNCTUM

VIRGA

PODATUS.

CLIVIS.

TORCULÙS.

PORRECTUS.

Ville et IXe

Xe

et

XP

XIP

et XIIIe

ji

XIVe

et XVe

mhj

G\)a8t& Diverses Des tteumes.

Notation Latine.

o r- M ça

SCANDICUS.

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